Face au conflit qui couve la partie Est de la RDC, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara a appelé la communauté internationale à passer des déclarations aux actions concrètes.
Il a lancé cet appel de mobilisation, vendredi 17 avril lors de la 152ᵉ Assemblée générale de l’Union interparlementaire qui se tient à Istanbul, en Turquie.
Aimé Boji a insisté sur la nécessité d’une paix durable fondée sur le respect de la souveraineté des États, le dialogue dans le cadre constitutionnel et la lutte contre l’impunité.
« Il s’agit ici de l’une des plus grandes catastrophes humanitaires du temps moderne. Pour les générations futures que nous ambitionnons de protéger, nous n’avons pas le droit d’échouer », at-il déclaré, appelant à transformer les discours en actes.
Place sous le thème : « Cultiver l’espoir, consolider la paix et assurer la justice pour les générations futures », cette rencontre vise à promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme via la diplomatie parlementaire.
Dans ce cadre, la RDC a fait entendre sa voix à travers le président de sa chambre basse du Parlement, Aimé Boji Sangara, qui a déclaré la situation sécuritaire dans la partie Est du pays.
Dénonciation des violences et de la crise humanitaire
Dans son intervention, il a vertement accusé le Rwanda d’agression répétée contre la RDC. Il a ainsi évoqué un pillage systématique des ressources minières et des violations graves des droits humains.
Dans son discours, il a décrit un conflit aux conséquences humanitaires lourdes, faisant état de plus de 10 millions de morts, de plus de 6,7 millions de déplacés internes et de centaines de milliers de réfugiés dans la région.
Aimé Boji a en outre cité des estimations des Nations Unies faisant état de violences sexuelles massives.
Ces assises, ouvertes mercredi 15 avril, réunissent plus de 2 000 parlementaires venus du monde entier. La RDC y est représentée par le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, ainsi que plusieurs députés nationaux et sénateurs.






