Le péage situé à Kasangulu, dans la province du Kongo Central, a été suspendu pour une durée de 48 heures, sur décision du ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda.
Cette mesure, prise samedi 16 mai, vise à désengorger la Route nationale numéro 1 (RN1), fortement perturbée au niveau de la cité de Kasangulu.
Lors d’une descente sur le terrain, le ministre a constaté que cet axe stratégique ne remplissait plus son rôle de poumon économique, en raison des embouteillages importants liés aux travaux en cours.
« J’ai demandé, après avoir entendu les explications de nos experts, notamment le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux, que l’on puisse momentanément stopper les travaux et instaurer une circulation alternée. L’objectif est de permettre une reprise du trafic tout en poursuivant les travaux de manière progressive », a déclaré le ministre.
Dans la faute, John Banza Lunda a également demandé aux concessionnaires d’accorder une exonération temporaire de péage à tous les usagers de cet axe routier pendant cette période.
Les travaux de surélévation de la chaussée, notamment sur les derniers 100 mètres de la traversée de Kasangulu, seront désormais réalisés de manière alternée afin de maintenir la circulation.
Par ailleurs, le ministre a annoncé le lancement des travaux d’une voie alternative dépendant de Mvululu à Mangala, en passant par la RN1, afin de fluidifier le trafic vers la rocade sud‑est, la rocade sud‑ouest, ainsi que vers les axes menant à Ndjili et Limete.
« Nous suspendons le péage pendant 48 heures pour favoriser la fluidité du trafic et reprendre ensuite les travaux de manière alternée », a-t-il précisé.
Ces premières mesures ont permis un relâchement immédiat, avec la remise en service des deux bandes de circulation dans la cité de Kasangulu.
A plus long terme, la construction de la route Mvululu‑Mangala, dont les études ont été réalisées en 2024 par l’ACGT, devrait contribuer à une résolution durable du problème de congestion sur cet axe.
Au-delà de l’urgence, le ministre des Infrastructures a également annoncé une phase de rigueur administrative.
Dès la semaine suivante, une évaluation complète des concessions routières sera lancée afin de revoir les mécanismes de gestion et de compensation, et de s’assurer que les travaux d’infrastructure ne se feront plus au détriment des usagers.
Le constat sur le terrain était alarmant : des milliers de camions poids lourds et de véhicules légers étaient immobilisés, pare‑chocs contre pare‑chocs, en raison du goulot d’étranglement créé par les travaux d’élargissement et de surélévation de la chaussée.
Le ministre était accompagné de plusieurs collaborateurs, dont le Directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzau, ainsi qu’un représentant de la Société de péage du Congo (SOPECO).






