Le territoire de Bafwasende, dans la province de la Tshopo, fait face depuis plusieurs semaines à un afflux massif de déplacés fuyant les exactions des rebelles ADF dans le territoire voisin de Mambasa. Plus de 7 500 personnes vivent actuellement dans une précarité absolue, sans accès aux services de base, et lancent un cri de détresse au Gouvernement.
Ces déplacés ont fui l’horreur des massacres et des égorgements attribués aux rebelles ADF dans leurs villages d’origine, notamment à Muchaha. Arrivés les mains vides après un périple difficile, ils s’entassent aujourd’hui dans des familles d’accueil dont les moyens sont largement insuffisants pour répondre à l’ampleur des besoins.
Un calvaire au quotidien
La survie de ces milliers de personnes est menacée par l’absence d’assistance structurée. Les besoins urgents identifiés sur place incluent :
- L’accès à la nourriture : La plupart des déplacés n’ont pas de quoi manger au quotidien.
- Les soins de santé : Aucun dispositif médical n’est prévu pour cette population vulnérable.
- Le logement : La pression sur les familles d’accueil devient insupportable faute de moyens financiers.
Appel à l’aide et à la sécurité
Face à ce qu’ils qualifient de calvaire, les rescapés exhortent les autorités nationales à agir sur deux fronts.
« Nous sollicitons une aide humanitaire auprès du gouvernement… La famille qui nous prend en charge n’a pas assez de moyens pour nous soutenir totalement », témoigne l’un des déplacés arrivé de Muchaha.
Au-delà de l’aide d’urgence, ces populations réclament le rétablissement de la sécurité dans le territoire de Mambasa afin de pouvoir regagner leurs domiciles et reprendre leurs activités agricoles.






