Le tribunal militaire de garnison de Lubumbashi, siégeant en chambre foraine au stade Kibasa Maliba, a poursuivi ce lundi 27 avril l’audience en flagrance opposant le ministère public à 32 jeunes militants des partis politiques UNAFEC et ARDEV.
Les prévenus sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs et terrorisme. Ils sont accusés d’avoir semé des troubles dans la commune de la Kenya, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, il y a deux semaines.
Débats autour de l’identification des accusés
L’audience de ce lundi a été principalement consacrée à l’instruction du dossier ainsi qu’à l’audition d’un renseignant.
Au cours des échanges, les avocats de la défense ont demandé à la partie civile de préciser les circonstances dans lesquelles les jeunes présents à la barre ont été identifiés comme auteurs des violences.
En réponse, les avocats de la partie civile ont reconnu la difficulté d’identifier précisément les responsabilités individuelles dans le désordre survenu lors des affrontements.
Le renseignant entendu par le tribunal a également apporté des précisions sur l’arrestation de deux prévenus.
Selon ses déclarations, ces derniers ne seraient pas des militants politiques impliqués dans les affrontements, mais un chauffeur et son convoyeur arrêtés par erreur dans la foulée des événements.
L’affaire a été renvoyée à ce mardi 28 mars pour la poursuite des auditions. Parmi les personnes attendues figure notamment l’administrateur du marché de la Kenya.
Retour sur les violences
Les 13 et 14 avril derniers, des jeunes affiliés à l’UNAFEC et à l’ARDEV s’étaient violemment affrontés à l’arme blanche dans la commune de la Kenya.
Au cours de ces heurts, plusieurs véhicules avaient été incendiés ou vandalisés, tandis que des biens de valeur appartenant à des particuliers avaient été pillés, selon des témoignages concordants.






