Des habitants de la ville de Kinshasa appellent les autorités à installer des poubelles publiques dans les principales artères de la ville. Réagissant vendredi 29 mai sur Radio Okapi, certains kinois ont estimé que cette carence aggrave l’incivisme, transformant ainsi les espaces publics en dépotoirs sauvages.
Certaines grandes artères, notamment la route des Poids Lourds, l’avenue Kasa-Vubu et Sendwe, ne disposent pas de poubelles publiques. Cette absence entraîne une accumulation massive d’immeubles dans les rues, aux arrêts de bus et dans les marchés.
« Il n’y a pas de poubelles publiques dans les grandes artères. On ne sait pas si c’est un manque de volonté, mais les autorités doivent mettre de l’ordre et installer des poubelles dans la ville », a fait remarquer un Kinois.
Cette situation engendre plusieurs conséquences : problèmes environnementaux et sanitaires, obstruction des canalisations et rivières urbaines, stagnation des eaux et inondations lors de fortes pluies.
De son côté, Jean Delou Monana, chargé de communication du programme Kinshasa ezo bonga, précise que l’Hôtel de Ville étudie actuellement l’installation de poubelles publiques dans les grandes artères. Il dénonce toutefois la mauvaise utilisation des poubelles existantes et l’incivisme persistant de la population.
« L’Hôtel de ville est en train d’étudier ce dossier pour installer des poubelles publiques dans les grandes artères. Mais nous dénonçons la mauvaise utilisation des poubelles existantes », a assuré Jean Delou Monana.
L’installation de poubelles publiques devra s’accompagner de mesures fortes pour assurer efficacement la collecte et le traitement des ordures. À Kinshasa, l’accumulation des déchets constitue une menace réelle. Les plastiques et métaux abandonnés dans les rues et les caniveaux sont à l’origine de nombreux dysfonctionnements urbains.
« Les déchets plastiques et métalliques bouchent les caniveaux, provoquant les inondations et dégradant le cadre de vie », rappelle Joël Booto, spécialiste en sensibilisation environnementale et développement durable.
Cette situation renforce la nécessité d’adopter des solutions durables, notamment à travers le tri, le recyclage et la transformation des déchets. Au-delà des initiatives individuelles, les experts insistent sur l’importance d’un changement de mentalité : les déchets ne doivent plus être perçus comme inutiles, mais comme des ressources pouvant contribuer au développement durable.
Dans cette optique, Joel Booto appelle également à une implication accumulée des autorités publiques, notamment à travers une coordination entre les ministères concernés ainsi que les secteurs techniques.





