Les médias commentent largement, ce matin, la proposition de Félix Tshisekedi, qui s’est dit favorable à un troisième mandat si « le peuple le lui demande ». Le chef de l’État a abordé cette question sensible lors de la conférence de presse tenue mercredi soir à Kinshasa.
Actualite.cd barre sa Une avec cette citation directe du chef de l’État : « Si le peuple veut que je fasse un troisième mandat, j’accepteai ».
Une phrase choc abondamment relayée par plusieurs autres médias.
Actualite.cd rapporte que Félix Tshisekedi a ouvert la porte à un troisième mandat et à une révision de la Constitution, lors d’une conférence de presse tenue mercredi soir à Kinshasa.
« Si le peuple le veut », il se dit prêt à briguer un troisième mandat, a déclaré le chef de l’État, soutenant par ailleurs toute réflexion sur un changement de la Constitution par référendum.
Sur la question constitutionnelle, Félix Tshisekedi a assumé la position historique de son parti. « Je suis de l’UDPS. En 2006, l’UDPS avait dit que si elle arrivait au pouvoir, cette constitution serait changée », a-t-il rappelé.
Il a toutefois posé des conditions au débat : « Aucune question d’intérêt national ne saurait être caricaturée, confisquée ou interdite à la réflexion. Mais ces questions doivent être abordées avec sérieux, transparence et méthode. »
Commandant cette déclaration du Président, 7sur7.cd précise : Félix Tshisekedi : « Je n’ai pas sollicité un 3e mandat mais si le peuple veut que j’ai un 3e mandat je l’accepterai »
Le média précise que Félix Tshisekedi, s’est enfin exprimé sur le débat autour d’un éventuel troisième mandat. Au cours d’une conférence de presse organisée ce mercredi 6 mai 2026, le chef de l’État a affirmé qu’il n’en a pas fait la demande.
Cependant, il a précisé que si la population congolaise lui demandait de « revenir au front », il se mettrait à sa disposition.
« Je n’ai pas demandé un troisième mandat (…) mais si les Congolais me demandent de revenir au front, je serai à leur disposition », a déclaré Félix Tshisekedi.
Poursuivant son propos, le chef de l’État a souligné que « l’homme politique pense aux prochaines élections, tandis que l’homme d’État pense aux prochaines générations ».
Pour sa part , l’Agence congolaise de Presse (ACP) note : « Le Président Tshisekedi conditionne les prochaines élections à la libération des territoires occupés »
L’ACP rappelle que Félix Tshisekedi a contrôlé l’organisation des prochaines élections à la libération des territoires occupés dans l’est du pays par le Rwanda, lors d’un point de presse tenu mercredi à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
« Sauf situation contraignante comme celle d’aujourd’hui, celle de la guerre, malheureusement, on ne pourra pas organiser les élections en 2028. Mais ce ne sera pas parce que j’ai refusé de les organisateurs. On ne va pas les organisateurs sans le Nord et le Sud-Kivu », a déclaré le Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Il a justifié cette position en la comparaison à des contextes de guerre similaires, notamment celui de l’Ukraine. Devant la presse nationale et internationale, le Chef de l’État a également rejeté les accusations l’imputant de vouloir entretenir la guerre dans l’est du pays.
Le Potentiel : Révision constitutionnelle : « J’accepterai un troisième mandat si le peuple me l’accorde » Félix Tshisekedi
Le média se montre plus critique et se pose des questions, évoquant un « glissement », affirmant que le débat sur la Constitution a pris une nouvelle tournure avec les propositions du chef de l’État. En plus d’appeler à une réflexion sérieuse, transparente et méthodique, Félix Tshisekedi a évoqué la possibilité d’un troisième mandat, une question hautement sensible dans le contexte politique congolais, commente Le Potentiel.
« Si le peuple veut que je puisse avoir un troisième mandat, je l’accepterai tant que Dieu me donnera la vie. La révision ne peut se faire sans référendum, sans consultation du peuple », a-t-il affirmé.
Placée au cœur de l’actualité politique, cette déclaration introduit un glissement notable : d’un appel au débat sur les institutions à une projection concrète sur l’avenir du pouvoir exécutif. En conditionnant cette éventualité à une décision populaire, le président s’inscrit dans une logique de légitimation démocratique. Mais cette position soulève plusieurs interrogations.
D’abord, celle du cadre : la Constitution actuelle verrouille-t-elle clairement la limitation des mandats, et dans quelle mesure une révision pourrait-elle en modifier l’esprit sans fragiliser les acquis démocratiques ? Ensuite, celle du calendrier : pourquoi évoquer dès à présent un troisième mandat alors même que le discours officiel appelle à éviter toute « précipitation » ?, s’interroge le confrère.




