Il n’y a pas de pollution de l’environnement au village Kibunduka, dans le groupement Inakiluba, en territoire de Kipushi, contrairement aux accusations qui avaient été portées contre la Société minière du Katanga (SOMIKA). C’est ce qu’a indiqué samedi 22 aout 2026 par le porte-parole du Cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga, après la publication des résultats d’analyses d’échantillons prélevés dans plusieurs cours d’eau de la région.
Les résultats ont révélé un niveau de pH indiquant que les eaux provenant des installations de la SOMIKA ne contiennent pas d’acides susceptibles de polluer l’environnement, selon la société civile.
Une délégation, composée des représentants de la société civile, des experts, des journalistes, des membres de la communauté locale ainsi que du chef du village Kibunduka, a effectué une descente sur le terrain afin d’inspecter les cours d’eau traversés par les eaux d’exhaure provenant des installations de la SOMIKA.
Les experts ont procédé au prélèvement d’échantillons dans plusieurs sites, notamment au village Kwampisha, dans la rivière Kasonta et dans la rivière Kibunduka. Des échantillons ont également été recueillis dans la rivière Kipopo, située dans le périmètre concerné.
Les analyses réalisées en laboratoire ont conclu à l’absence de pollution environnementale liée aux activités de l’entreprise minière, rapporte Patrick Baruti, directeur des ressources humaines de SOMIKA :
« Le pH, c’est là où on parle de l’acidité. Le pH, la norme selon la loi, c’est entre 6 et 9. Maintenant, vous allez regarder, tous les échantillons prélevés, c’est dans la norme. Ça n’a pas dépassé 9 et ce n’est pas en dessous des 6 ».
Le porte-parole du cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga, Guislain Kalwa, se dit satisfait de ces résultats, qui d’après lui, n’exposent pas la population au danger de la pollution.
Ces résultats répondent aux normes à la matière, selon lui. « Nous sommes satisfaits par rapport à ces démarches d’aujourd’hui. Et nous pensons que s’il y aurait de problèmes, nous sommes disposés par la suite à continuer dans la même démarche », poursuit-il.
L’Institut des recherches en droits humain (IRDH) a accusé dernièrement trois entreprises minières, dont SOMIKA de pollution de l’environnement dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba.






