Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, est impliqué personnellement dans l’affaire opposant le chauffeur Platini Sadisa à la chanteuse Déborah Tshimpaka, alias Rebo. Reçue ce mardi à Kinshasa, la victime, qui présente des traces de tortures, a obtenu l’assurance d’un suivi judiciaire rigoureux de la part du gouvernement.
Platini Sadisa affirme avoir été victime de coups, blessures et actes de torture entre la soirée du 17 et la journée du 18 avril derniers. Selon la défense de la victime, ces exactions auraient été commises par des éléments de l’armée nationale, prétendument mandatés par la chanteuse Rebo pour des motifs non encore élucidés.
Une procédure de flagrance sollicitée
Au sortir de l’audience avec le ministre des Droits humains, l’avocat de la victime a salué l’écoute des autorités face à ce dossier devenu viral sur les réseaux sociaux.
« Le ministre nous a reçus et a promis de mettre la main dans la pâte pour faire le suivi judiciaire de ce dossier afin que la vérité puisse éclater. Nous sollicitons d’ailleurs des autorités judiciaires de passer en procédure de flagrance », a déclaré Me Erman Meya.
Silence de la partie adverse
Le gouvernement, par la voix de Samuel Mbemba, a promis que les responsabilités seraient établies pour que la justice soit rendue à la victime.
A ce stade, Radio Okapi a tenté de joindre la chanteuse Rebo ou ses représentants pour obtenir leur version des faits, mais sans succès jusqu’à présent.






