Une flambée de cas suspects de choléra est signalée dans trois aires de santé du territoire de Walikale (Nord-Kivu) depuis le début du mois de mars. Le bilan provisoire fait état de 56 cas enregistrés et 6 décès, touchant particulièrement les enfants de plus de cinq ans.
Les aires de santé de Ntoto, Langira et Kilungu sont les plus affectées par cette épidémie. Selon le médecin chef de zone de Kibua, Yves Tsongo Bikunde, la propagation de la maladie est favorisée par les déplacements massifs de populations fuyant les affrontements entre l’AFC/M23 et les Wazalendo dans le territoire voisin de Masisi.
Une prise en charge limitée par le manque d’intrants
La situation est jugée alarmante en raison du manque critique d’infrastructures de base. L’absence d’eau potable, de systèmes d’assainissement et de latrines hygiéniques accélère la contamination.
« Nous avons fait une prise en charge des cas, bien que les entrants soient insuffisants. Nous avons envoyé une petite quantité d’intrants… c’est pourquoi nous lançons un cri d’alarme aux partenaires pour nous appuyer », a déclaré le docteur Yves Tsongo.
Des prélèvements ont été envoyés en laboratoire pour confirmer avec certitude la nature de la maladie, tandis que les équipes locales s’efforcent de contenir les foyers de contamination avec des moyens limités.
Mesures d’urgence et de sensibilisation
Sur le terrain, la Croix-Rouge a déjà entamé la décontamination de certains ménages et intensifié la sensibilisation communautaire. Les autorités sanitaires insistant sur le respect strict des mesures d’hygiène :
Consommer de l’eau potable (bouillie ou traitée). Se laver régulièrement les mains avec du savon. Bien cuire les aliments avant consommation. Se rendre immédiatement au centre de santé dès l’apparition des premiers symptômes (diarrhée).
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