L’organisation Amnesty International accuse le groupe armé Collectif des Mouvements pour le Changement Forces de Défense du Peuple (CMC-FDP) d’être impliqué dans de graves violations des droits humains dans le groupement de Bukombo, en chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).
Dans un rapport publié jeudi 25 juin 2026, l’organisation de défense des droits humains met en cause certains commandants et combattants de ce mouvement, affilié à la coalition des Wazalendo.
Selon Amnesty International, le CMC-FDP serait impliqué dans des tueries de civils, des actes de torture, des pillages ainsi que des enlèvements de femmes, dont certaines auraient été réduites à l’esclavage sexuel.
Le rapport précise que le groupe opère principalement dans le groupement de Bukombo et ses environs, une zone où sont également signalées des activités du mouvement rebelle AFC-M23.
D’après l’organisation, après des affrontements avec le M23, des combattants du CMC-FDP mèneraient des représailles contre des civils accusés de collaboration avec les groupes adverses, en violation du droit international humanitaire. Ces actes pourraient, selon le rapport, être qualifiés de crimes de guerre.
Amnesty International affirme s’appuyer sur une dizaine de témoignages de victimes faisant état de ces différentes formes de violences, qui plongent les populations locales dans une situation de grande insécurité.
Le rapport cite notamment le chef du mouvement, le général autoproclamé Dominique Ndaruhutse, ainsi que certains de ses commandants, accusés de responsabilités dans ces exactions, parfois en collaboration avec les FDLR présentes dans la région.
L’organisation appelle la communauté internationale à exercer des pressions sur les autorités congolaises afin de mettre fin à tout soutien apporté à ce groupe armé.
Le CMC-FDP rejette les accusations
En réaction, le porte-parole du CMC-FDP rejette catégoriquement ces accusations. Il affirme qu’aucune plainte officielle n’a été déposée devant les instances disciplinaires ou judiciaires internes du mouvement, contestant ainsi les conclusions du rapport.





