Au moins trois civils ont été enlevés mercredi dans les localités de Makembi et Ruangau, situées à environ 60 kilomètres au nord-est de la ville de Beni, dans le territoire de Beni au Nord-Kivu.
Selon des sources de la société civile locale, deux personnes ont été capturées à Makembi, tandis qu’une troisième victime a été enlevée à Ruangau, sur l’axe routier Eringeti-Kainama. Les circonstances exactes de ces enlèvements restent à éclaircir, mais les habitants attribuent ces actes aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé actif dans cette partie de la province.
Au cours de leur incursion, les assaillants auraient également incendié une moto, accentuant le climat de peur qui règne dans cette zone régulièrement confrontée à l’insécurité.
Face à cette situation, la société civile dénonce une recrudescence des mouvements des ADF dans plusieurs villages situés le long de l’axe Eringeti-Kainama. Elle s’inquiète de la multiplication des incursions armées et des enlèvements ciblant les populations civiles.
Les acteurs locaux plaident pour un renforcement des opérations militaires afin de sécuriser les villages exposés et prévenir de nouvelles attaques. Ils estiment que des interventions plus soutenues des forces de sécurité sont nécessaires pour restaurer la confiance des populations et garantir leur protection.
La société civile souligne par ailleurs que ces trois nouveaux enlèvements portent à plus de huit le nombre de personnes disparues ou enlevées dans l’espace d’environ une semaine dans cette région du territoire de Beni. Cette série d’incidents alimente les inquiétudes des habitants, qui craignent une dégradation accrue de la situation sécuritaire.
Les recherches se prolongent pour retrouver les victimes et établir les responsabilités exactes de ces actes, alors que les communautés locales appellent les autorités à agir rapidement pour mettre fin à cette vague d’insécurité.






