Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu mercredi 15 avril 2026 à New York une session spéciale sur la situation dans la Région des Grands lacs. Au cours de cette session, la dizaine de pays qui a pris la parole à cette occasion a unanimement demandé le retrait immédiat du M23 et de l’armée rwandaise sur le sol de la RDC.
Ernest Rwamucyo, représentant permanent du Rwanda auprès des Nations Unies, a prononcé un discours de haine contre les rwandophones ; tout en résultant une fois encore que les FDLR, toujours présentes en RDC, continuent de constituer un danger pour la sécurité intérieure du Rwanda.
De son côté, le représentant permanent de la RDC à l’ONU, Zénon Mukongo Ngay, considère les allégations du Rwanda d’incohérentes et non justifiées.
Il ajoute que la RDC est suffisamment outillée pour protéger sa population :
« Pour l’essentiel, vous n’avez pas le droit de venir protéger les populations congolaises sur leur territoire. La République démocratique du Congo est suffisamment outillée pour assurer la sécurité de ses propres populations. C’est un pays qui compte, du reste, 450 tribus, alors que le vôtre n’en compte que deux. Vous n’arrivez pas à les gérer, et vous souhaitez venir gérer nos 450 tribus ?»
Respect du cessez-le-feu
Entre-temps sur place dans l’Est de la RDC, la situation reste toujours tendue avec des affrontements récurrents entre l’armée de la RDC et le groupe armé M23 appuyé par le Rwanda.
Cette situation a été dénoncée à cette même session spéciale du Conseil de sécurité par l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU dans la région des Grands lacs, Huang Xia. Comme tous les intervenants à ces travaux du Conseil de sécurité de l’ONU, il a appelé toutes les parties à un cessez le feu immédiat, ajoutant que pour s’attaquer aux causes profondes du conflit, la revitalisation de l’accord-cadre d’Addis-Abeba demeure essentielle.
« Je conclus par un appel aux parties : aucune résolution, aucune médiation, aucun mécanisme de vérification ne pourra aboutir si les parties directement concernées ne choisissent pas la voie de la paix.
J’appelle donc la RDC, le Rwanda et tous les acteurs concernés, notamment l’AFC/M23, à reprendre un dialogue franc, à réduire immédiatement les tensions et à veiller à la mise en œuvre effective, sans délai, de l’ensemble de leurs engagements. »






