À Bunia, de nombreux jeunes entrepreneurs se tournent vers le commerce électronique pour pallier le chômage et l’oisiveté. Grâce aux réseaux sociaux, ces commerçants d’un genre nouveau transforment leur téléphone portable en boutiques virtuelles, proposant une large gamme de produits allant des vêtements aux produits de beauté.
Cette activité attire particulièrement les jeunes filles et femmes de la région. Sur leurs statuts et profils numériques, elles exposent chaussures, montres, perruques et articles de maquillage pour hommes, femmes et enfants. Pour ces entrepreneurs, la vente en ligne offre une flexibilité majeure : elle permet d’atteindre une vaste clientèle rapidement tout en limitant les coûts fixes.
Un modèle économique à faible coût
L’un des principaux avantages cités par les vendeuses est l’absence de charges liées à la localisation d’un espace physique et l’exemption de certaines taxes formelles. Ce modèle réduit également les risques de cambriolage qui sont exposés aux boutiques classiques.
« Ça m’évite vraiment les différentes taxes, je n’ai pas vraiment besoin d’espaces. Une fois que tu publies tes histoires, il y a des personnes qui aiment et qui passent la commande », explique une jeune commerçante de Bunia.
Certains vendeurs opèrent même sans capital de départ. Ils servent d’intermédiaires en s’approvisionnant directement dans des magasins locaux après avoir reçu une commande, percevant une commission sur chaque transaction réalisée.
Défis et risques du marché virtuel
Malgré son succès, le secteur fait face à des obstacles significatifs. Les vendeurs signalent des risques d’arnaque, notamment lors de transactions avec des fournisseurs étrangers.
Du côté des clients, les plaintes concernent parfois la qualité des produits ou des problèmes de tailles ne correspondant pas aux attentes initiales.
Ces déconvenues entraînent par moments des refus de paiement, fragilisant ainsi la confiance entre les acteurs de cette économie numérique en pleine expansion en Ituri.






