Après avoir créé la sensation lors de son entrée en lice face au Portugal (1-1), le 17 juin dernier au NRG Stadium de Houston, la RD Congo s’apprête à disputer un rendez-vous crucial contre le leader du groupe K, la Colombie. Pour cette rencontre décisive, Sébastien Desabre pourrait reconduire le système qui a permis aux Léopards de décrocher le premier point de leur histoire en phase finale de Coupe du Monde : le 3-5-2.
Le 3-5-2, nouvelle arme fatale des Léopards ?
Déjà testé lors du match amical contre le Danemark puis confirmé face à la Seleção portugaise, le 3-5-2 semble être devenu la référence tactique de Sébastien Desabre pour les grands rendez-vous. Ce schéma permet à la RD Congo de densifier son bloc défensif tout en exploitant la vitesse de ses attaquants dans les espaces.
Face au Portugal, les Fauves congolais ont affiché une remarquable discipline collective. Malgré une possession largement en faveur des Portugais, le bloc congolais est resté compact et solidaire, fermant efficacement les espaces avant de se projeter rapidement vers l’avant.
Cette organisation a permis à Yoane Wissa d’inscrire le premier but de l’histoire de la RDC en Coupe du Monde, cinquante-deux ans après l’unique participation du pays à la phase finale en 1974.
Un duo complémentaire entre Bakambu et Wissa
S’il y a une certitude dans l’esprit du sélectionneur congolais, elle concerne l’attaque. Le duo formé par Cédric Bakambu et Yoane Wissa devrait être reconduit face à la Colombie.
L’attaquant du Real Betis apporte son expérience, son jeu dos au but ainsi que sa capacité à fixer les défenses adverses. Face au Portugal, le surnommé « BakaGoal » a multiplié les appels et s’est montré dangereux tout au long de la rencontre.
De son côté, Wissa offre une profondeur permanente grâce à sa vitesse et son explosivité. Leur complémentarité a constitué l’un des principaux atouts offensifs des Léopards lors de la première journée.
Face à une sélection colombienne habituée à monopoliser le ballon et à s’appuyer sur des latéraux très offensifs, ce duo pourrait encore faire des dégâts en contre-attaque.
Une défense à trois qui a fait ses preuves
Devant le gardien Lionel Mpasi, le trio défensif composé de Chancel Mbemba, Axel Tuanzebe et Steve Kapuadi devrait également être reconduit.
Cette organisation à trois centraux permet aux pistons d’évoluer avec davantage de liberté sans déséquilibrer l’équipe. Arthur Masuaku à gauche et Aaron Wan-Bissaka à droite ont parfaitement rempli ce rôle face au Portugal.
Leur mission s’annonce particulièrement importante contre les Colombiens, dont les offensives passent très souvent par les couloirs.
Le milieu de terrain, clé de la bataille
Dans l’entrejeu, Samuel Moutoussamy, Edo Kayembe et Ngal’Ayel Mukau semblent tenir la corde pour débuter la rencontre.
Leur rôle sera essentiel : ralentir la circulation du ballon colombien, fermer les espaces dans l’axe et couper les connexions avec les attaquants adverses.
Face au Portugal, ce trio a permis à la RDC de rester compacte et de résister à la pression d’un milieu de terrain emmené notamment par Vitinha et Bruno Fernandes.
Sébastien Desabre demandera certainement à ses milieux de reproduire les mêmes efforts : fermer l’axe, récupérer rapidement le ballon et lancer Bakambu et Wissa dans le dos de la défense adverse.
Le onze probable de la RDC
Dans la continuité du dispositif utilisé contre le Danemark puis le Portugal, Sébastien Desabre pourrait aligner :
L. Mpasi – C. Mbemba, A. Tuanzebe, S. Kapuadi – A. Wan-Bissaka, S. Moutoussamy, E. Kayembe, N. Mukau, A. Masuaku – C. Bakambu, Y. Wissa.
Un onze construit pour souffrir sans ballon, mais capable de faire très mal à la moindre récupération.
Une rencontre qui peut changer l’histoire
Après le nul historique obtenu contre le Portugal, la RD Congo abordera ce match avec davantage de confiance. Une victoire face à la Colombie placerait les Léopards dans une position idéale avant leur dernière rencontre du groupe K contre l’Ouzbékistan et leur ouvrirait les portes d’une qualification historique pour la phase suivante.
Jérémie Ngeleka






