Environ 2 600 ménages déplacés, venus des villes du Nord‑Kivu et du Sud‑Kivu, vivent depuis plusieurs mois dans des conditions extrêmement difficiles à Kinshasa. Leur président a lancé un cri d’alarme mardi 16 juin 2026, appelant à une intervention urgente des autorités.
Selon leurs témoignages recueillis par Radio Okapi, ceux qui avaient trouvé refuge dans des familles d’accueil ou des structures locales se retrouvent aujourd’hui à la porte. Quant à ceux qui avaient loué des maisons, beaucoup ne réussirent plus à honorer leurs loyers. Une situation qui accentue leur vulnérabilité.
Manque de prise en charge
Ce groupe composé d’avocats, militants des mouvements citoyens et agents de l’État se dit abandonné, « malgré son patriotisme affiché ». Leur président, Jordan Mulikuza, témoigne que près de 19 déplacés sont décédés à Kinshasa, faute de moyens et de prise en charge sanitaire adéquates :
« Nous refusons de mourir en silence au cœur de la capitale de notre propre pays. Nous dénonçons qu’aucune structure du Gouvernement n’a déployé un plan d’assistance durable pour loger, nourrir ou soigner les milliers de compatriotes déplacés à Kinshasa ».
Cette crise touche également les étudiants venus du Kivu, qui peinent à poursuivre leurs études dans un climat d’incertitude. Ces derniers résument leurs besoins urgents en trois :
l’exonération des frais académiques un logement l’assistance sociale.
Nécessité d’aide urgente
Malgré la volonté de certains bienfaiteurs d’apporter un soutien se dit aujourd’hui à bout de souffle et appelant à une intervention urgente du Gouvernement.
« Il y a une partie du peuple qui s’est déplacé de son milieu pour venir ici à Kinshasa et ils ont besoin d’assistance de leur Gouvernement. Ils ont besoin d’assistance de leur Président de la République », a insisté un des notables, Richard Bongania, originaire de Goma.
Selon la même source, la majorité de ces déplacés sont des acteurs engagés contre la guerre du M23, ayant pris position pour la République et d’exprimer les violences dans l’Est du pays.






