Des milliers de personnes déplacées vivent dans des conditions précaires dans le groupement Walowa-Luanda, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu d’après des sources locales.
Arrivées depuis environ une semaine après la reprise des affrontements armés dans des zones voisines, ces populations ne bénéficient pas, à ce stade, d’une assistance humanitaire d’urgence.
Toujours d’après ces sources, ces déplacés fuient notamment les combats entre la coalition AFC/M23 et les combattants Wazalendo dans les groupements d’Ufamando 1er et 2, dans le territoire de Masisi, ainsi qu’à Ziralo, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.
Des familles d’accueil dépassées
Les nouveaux arrivants se sont installés dans plusieurs localités de Walowa-Luanda, notamment à Busurungi, Lukaraba, Myanga-Katambira-Nyamimba et Ombo.
Faute d’abris, la majorité est accueillie par des familles locales dont les capacités sont désormais fortement sollicitées. Plusieurs personnes déplacées dorment à même le sol et manquent de matériel de couchage.
La situation alimentaire est également préoccupante. Les familles arrivées sans réserves de vivres ont besoin notamment de nourriture, de bâches et de matériaux permettant d’aménager des abris temporaires.
Le député provincial élu de Walikale, Maurice Bikoy Mukongo, appelle le gouvernement et les organisations humanitaires à intervenir rapidement pour venir en aide aux populations déplacées.
« Ça fait déjà une semaine qu’ils sont en train de se regrouper dans la misère », alerte l’élu, qui demande notamment l’acheminement de bâches et de vivres.
Il sollicite l’intervention du gouvernement congolais, du gouvernement provincial du Nord-Kivu et de leurs partenaires humanitaires afin de répondre aux besoins urgents des familles déplacées.
Les autorités locales et la société civile craignent une aggravation de la situation sanitaire en l’absence d’une intervention rapide des acteurs humanitaires.




