Deux creuseurs artisanaux, membres d’une même famille, ont trouvé la mort dans un glissement de terre survenu samedi 25 avril sur le site minier de Mususa Sud, dans le territoire de Kailo, en province du Maniema.
Une quatrième personne, grièvement blessée, a été admise dans une structure sanitaire de la place. Son état est jugé critique, selon des sources médicales.
L’ONG Agir pour la reconstruction de notre espace et la convivialité (AGIREC) appelle à une implication urgente des autorités, signalant que ce drame est le 14ᵉ accident mortel enregistré depuis le début de l’année en cours dans les sites miniers de la province.
Selon son coordonnateur, Samuel Ramazani, il est inadmissible que des familles continuent de perdre leurs proches dans de telles conditions.
Il précise que les trois victimes travaillaient dans un puits d’exploitation artisanale de cassitérite au moment du drame.
Les premières analyses attribuent cet accident à l’absence de suivi et de contrôle effectifs des agents du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE) sur le terrain.
« Ce manquement est aggravé par le non‑paiement prolongé de ces agents, ce qui compromet leur présence effective et leur mission d’encadrement des creuseurs. Cette négligence expose les travailleurs à des risques très élevés et entraîne régulièrement des pertes en vies humaines pourtant évitables. Nous dénonçons avec la plus grande fermeté la recrudescence des incidents mortels dans les sites miniers du Maniema », a déclaré Samuel Ramazani.
Selon lui, ce drame résulte d’un manque criant de responsabilité, d’un laxisme administratif persistant et de l’impunité des agents chargés de l’encadrement des creuseurs.
Le coordonnateur de l’ONG AGIREC exhorte les autorités provinciales à agir sans délai afin de mettre un terme à cette situation dramatique.





