Dix ans après le décès de l’artiste-musicien Papa Wemba né Jules Shungu Wembadio Pena Kikumba, ses proches et fans éprouvent encore une douleur vive. Ce 24 avril 2026, la République démocratique du Congo commémore le 10e anniversaire de la mort de l’une de ses icônes culturelles, décédé le 24 avril 2016 en plein concert à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Une dernière semaine intense
Selon ses proches, la dernière semaine de la vie de Papa Wemba a été très intense bien avant son départ pour Abidjan. Dès le 5 avril 2016, l’orchestre Viva la Musica répétait intensivement en vue de six productions prévues en Côte d’Ivoire : deux à Abidjan, deux à Korhogo et deux à Yamoussoukro.
Le 19 avril, une ultime répétition générale s’était tenue à Kinshasa. Le lendemain, le groupe s’était rassemblé pour un stage bloqué avant de voyager le 21 avril vers Abidjan. Le premier spectacle, donné dans le cadre du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA), s’annonçait comme une nouvelle démonstration du talent du « chef du village Molokayi ».
Le drame sur scène
Le dimanche 24 avril, vers 4 heures du matin, Papa Wemba entamait sa prestation devant un public conquis. Après une trentaine de minutes de concert, l’icône de la rumba s’est soudainement effondrée sur scène. Les instruments se sont tus, le public a retenu son souffle, avant que l’artiste ne soit évacué sur une civière, sous les applaudissements mêlés de larmes et d’inquiétude.
Quelques instants plus tard, la nouvelle tombait : Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, dit Papa Wemba, venait de quitter la terre des hommes.
Un héritage vivant
Auteur de tubes intemporels comme “Phrase”, “Esclave” Papa Wemba reste une figure incontournable de la musique congolaise et africaine. Son charisme, son humanité et son sens de l’innovation continuent d’inspirer les générations.
Dix ans après, la rumba congolaise lui rend hommage, et ses fans, partout dans le monde, se souviennent de lui comme du « petit rossignol » qui a marqué l’histoire culturelle du continent.






