Près de trois mois après la fermeture de la frontière de Kasindi-Lubiriha, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), le petit commerce transfrontalier tourne toujours au ralenti. La mesure prise par l’Ouganda pour limiter la propagation d’Ebola, continue de perturber l’approvisionnement et les activités des petits commerçants, selon des témoins. Prise fin mai pour limiter la propagation de l’épidémie d’Ebola, elle n’a toujours pas été levée par Kampala, malgré la fin de la maladie en Ouganda.
Sur les marchés de Kasindi, certains produits de consommation, notamment le poisson et la tomate, deviennent plus difficiles à trouver, selon des sources locales. Les commerçants peinent également à s’approvisionner et à écouler leurs marchandises.
Des commerçants contraints de contourner la fermeture
Les vendeurs de poisson figurent parmi les plus touchés. Pour continuer à se ravitailler, certains empruntent désormais des passages non officiels entre la RDC et l’Ouganda.
Pour les vendeurs de tomates, une autre solution a été mise en place : un véhicule assure l’acheminement des marchandises depuis l’Ouganda jusqu’à Kasindi, permettant aux commerçants de s’approvisionner sans franchir eux-mêmes la frontière.
Ces mécanismes permettent de maintenir une partie des échanges, mais ne compensent pas le fonctionnement habituel du commerce transfrontalier.
La fermeture de Kasindi-Lubiriha avait été décidée fin mai par les autorités ougandaises dans le cadre des mesures visant à limiter la propagation du virus Ebola.
Le 28 juillet, l’Ouganda a pourtant annoncé la fin officielle de l’épidémie, après 42 jours sans nouveau cas. La frontière de Kasindi-Lubiriha demeure néanmoins fermée du côté ougandais.





