Les recherches se sont poursuivies samedi 8 août afin de retrouver les personnes portées disparues après le naufrage d’une baleinière survenu jeudi soir, à hauteur du village de Linoko, près de Kisangani, dans la province de la Tshopo. Des sources locales parlent d’au moins six corps repêchés et 31 rescapés enregistrés, selon les dernières informations disponibles. Le bilan définitif reste difficile à établir, le manifeste des passagers n’ayant pas encore été retrouvé.
L’accident s’est produit alors que l’embarcation avait quitté le port de Kisangani en direction de Lokutu, une localité située à plus de 250 kilomètres de la capitale provinciale.
Selon un témoin qui a perdu un membre de sa famille dans le naufrage, l’embarcation a rencontré de fortes vagues sur le fleuve Congo après avoir atteint la hauteur de Yakusu, à une dizaine de kilomètres de Kisangani.
La baleinière aurait alors chaviré aux environs de 19 heures.
Les équipes déployées sur le site poursuivent les recherches pour retrouver les personnes toujours portées disparues. Mais l’absence du manifeste des voyageurs rend difficile l’identification des passagers et l’établissement du nombre exact de personnes qui se trouvaient à bord.
Un départ malgré l’interdiction de naviguer
De retour du lieu du drame, le commissaire fluvial Jean-Pierre Bantoke met en cause le non-respect de la réglementation en vigueur.
Selon lui, le capitaine a quitté le port à 18h05, alors que la navigation était interdite à cette heure. Il affirme également que les responsables des postes de contrôle avaient refusé de délivrer les documents nécessaires au voyage et demandé à l’armateur d’attendre le vendredi matin avant de prendre le départ.
Le capitaine ne s’est toutefois pas conformé à cette instruction, d’après le commissaire fluvial.
Le bilan reste provisoire
La cheffe de division provinciale des Transports, Christine Lindondo, confirme le déploiement d’équipes sur le lieu du naufrage pour poursuivre les recherches.
Elle reste cependant prudente sur le nombre de passagers présents à bord, en l’absence du manifeste.
Cette situation complique l’établissement du bilan définitif et l’identification des victimes.
Ce nouveau naufrage relance les interrogations sur le respect des règles de navigation et les mécanismes de contrôle des embarcations sur les voies fluviales en République démocratique du Congo.
Au moins 200 personnes ont perdu la vie depuis le début de cette année dans des naufrages sur les cours d’eau de la RDC.




