Près de trois cents ménages des déplacés et des retournés à Kanya dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu) se sont lancés ensemble dans la culture maraîchère.
Contactées par Radio Okapi lundi 28 avril, ces victimes de la guerre expliquent que cette action vise à les rendre moins dépendants de l’aide alimentaire.
Effort combiné
C’est depuis novembre dernier, que 283 ménages des déplacés mais aussi des retournés ont lancé cette initiative.
Dans leurs champs collectifs, ils cultivent principalement des légumes, tels que :
des amarantes des aubergines des choux des poireaux….
Pour les femmes, travailler la terre est devenue une nécessité vitale. Sans aide humanitaire ni ressources financières, elles expliquent que cette activité leur permet de lutter contre la faim.
Exploitation gratuite de terres
« Nous n’avons plus d’aide. C’est pourquoi nous avons jugé utile de chercher un champ pour travailler ensemble, afin de cultiver des légumes qu’on peut récolter dans un bref délai. Il n’y avait rien d’autre à faire », témoigne une femme déplacée à Kanya.
Dans cette contrée, les déplacés exploitent gratuitement les terres appartenant aux retournés.
Selon Kahembe Alphonse, encadreur de ces ménages, cette synergie facilite l’accès au foncier
« Nous sommes en train de nous organisateur en faisant de petites contributions pour trouver les semences. Par exemple, on peut facilement trouver une tasse de semence de légumes à 1500 francs congolais (0,6 USD) », déclare-t-il.
Plus qu’une simple activité agricole, selon des sources locales, cette initiative est un modèle de résilience d’une population qui ne diminue pas les bras en espérant le retour de la paix.





