L’ONG HERAPIN ASBL appelle le ministère de l’Éducation nationale à renforcer les mesures d’encadrement de la correction de l’Examen d’État. Si elle salue la décentralisation des centres de correction, l’organisation estime que cette réforme doit s’accompagner de garanties afin de prévenir toute fraude ou favoritisme.
Dans une interview accordée ce dimanche 28 juin à Radio Okapi, le coordonnateur national, Albert Ibonga, a exprimé ses préoccupations face à la multiplication des centres de correction dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo.
Selon lui, la régionalisation des centres de scannage et de correction constitue une avancée importante, car elle permet d’accélérer le traitement des copies et de réduire les délais de publication des résultats.
Préserver la crédibilité de l’Examen d’État
Tout en saluant les réformes engagées par le gouvernement à travers le ministère de l’Éducation nationale, l’ONG estime que cette décentralisation doit être accompagnée de mécanismes de contrôle rigoureux.
« HERAPIN salue les réformes et innovations que le Gouvernement congolais est en train de mettre en place, notamment la régionalisation des centres de scannage afin d’accélérer la correction et de réduire le délai de publication des résultats. Cependant, cette approche doit être suivie par des mesures d’encadrement afin de ne pas consacrer des pratiques de favoritisme », a déclaré Albert Ibonga.
Pour l’organisation, l’absence de garde-fous pourrait favoriser des irrégularités susceptibles d’affaiblir la crédibilité du système éducatif congolais.
Afin de garantir davantage la transparence et de promouvoir la méritocratie, HERAPIN recommande que les copies soient corrigées en dehors de leur espace géographique d’origine.
L’ONG suggère notamment que les copies des provinces du Grand Katanga soient transférées vers le Grand Équateur pour correction, tandis que celles de la ville-province de Kinshasa pourraient être corrigées à Kisangani.
Selon M. Ibonga, cette mesure contribuerait à limiter les risques de favoritisme, tout en renforçant le caractère national de l’Examen d’État et la confiance dans les résultats.






