L’ONG internationale Human Rights Watch (HRW) appelle les autorités congolaises à prendre des mesures concrètes pour garantir les libertés d’expression et d’opinion en République démocratique du Congo.
Le directeur exécutif de l’organisation, Philippe Bolopion, en visite à Kinshasa, s’est exprimé sur cette question jeudi 21 mai lors d’une conférence de presse.
Selon lui, depuis l’annonce de la possibilité d’une réforme constitutionnelle, une vive tension semble s’installer dans la vie politique, rappelant l’atmosphère de la fin du mandat de l’ancien président Joseph Kabila. HRW a mis en garde le pouvoir contre toute restriction de la liberté d’expression et des manifestations pacifiques.
« Notre espoir est que cet espace civique et démocratique ne se rétrécisse pas rapidement, mais qu’au contraire les autorités prennent des mesures pour s’assurer que les citoyens puissent se manifester pacifiquement lorsqu’ils le souhaitent et expriment leurs opinions dans les médias, y compris sur l’opportunité ou non de modifier la Constitution », a déclaré Philippe Bolopion.
Il a également exprimé ses inquiétudes face au risque de recul sur l’espace politique en RDC :
« Un des sujets sur lesquels nous avons travaillé concerne les disparitions forcées et les arrestations arbitraires. HRW a beaucoup œuvré en RDC. Pour nous, ce serait une perte pour les autorités de restreindre la liberté d’expression ».
Au cours de cette conférence de presse, Philippe Bolopion a affirmé avoir eu un échange franc avec les autorités congolaises ainsi qu’avec différentes organisations de la société civile sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays et sur la vie politique actuelle à Kinshasa.






