Le chef de la MONUSCO, James Swan, s’est rendu ce jeudi 23 avril à Fataki, dans le territoire de Djugu, en Ituri. Cette visite de terrain visait à évaluer les actions menées par les forces onusiennes pour sécuriser les populations civiles dans cette zone en proie à l’activisme des groupes armés.
Malgré des défis sécuritaires persistants, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies a jugé l’impact des interventions des Casques bleus « très significatif ». Il a réitéré l’engagement de la Mission à poursuivre ses efforts aux côtés du gouvernement congolais pour restaurer une paix durable dans la province de l’Ituri.
Un rempart pour les centaines de milliers de déplacés
Le territoire de Djugu concentre actuellement le plus grand nombre de contingents de la MONUSCO en Ituri. Avec au moins cinq bases militaires stratégiques (Gina, Djaiba, Rhoe et Bayoo), la Force onusienne assure la protection directe de centaines de milliers de déplacés installés à proximité de ses positions.
Lors d’une réunion avec les responsables des sites de déplacés, plusieurs points clés ont été soulignés :
• Préservation des vies : La présence onusienne est jugée vitale dans les zones où les forces nationales (FARDC) sont absentes ou en sous-effectif.
• Sécurisation des axes : Des patrouilles régulières sont organisées pour contenir les milices et sécuriser la Route Nationale 27 (RN27), axe essentiel pour la libre circulation des biens et des personnes.
L’appel des populations pour un retour définitif
Si l’action de la MONUSCO est encouragée, la population déplore la persistance de l’insécurité qui continue de provoquer de nouveaux flux de déplacés. Les dirigeants communautaires ont profité de cette visite pour demander au chef de la Mission de renforcer l’appui au gouvernement afin d’éradiquer définitivement les groupes armés.
L’objectif final reste le retour des milliers de familles dans leurs villages d’origine. James Swan a conclu en réaffirmant que la MONUSCO, conformément à son mandat, reste mobilisée pour répondre aux aspirations des populations meurtries par des années de violences.






