Expert en environnement, Joël Booto attribue la persistance du paludisme à Kinshasa à l’insalubrité du milieu de vie.
Il a livré son point de vue dans un entretien accordé à Radio Okapi, dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée chaque année le 25 avril.
Selon Joël Booto, l’environnement de la République démocratique du Congo, et particulièrement celui de Kinshasa, demeure mal assaini, une situation aggravée par les faiblesses de l’aménagement urbain.
« Nous devons savoir que le paludisme n’est pas seulement un problème de santé, mais aussi un problème lié à l’environnement et à l’aménagement du territoire. L’environnement de la RDC n’est pas bien assaini, tout comme notre plan d’aménagement urbain. À Kinshasa, nous constatons une forte prolifération des moustiques à cause des eaux stagnantes que l’on retrouve partout : dans les marchés, dans les rues et dans les caniveaux bouchés », a-t-il déploré.
Pour cet expert, la lutte efficace contre le paludisme passe avant tout par l’assainissement du cadre de vie, et non uniquement par le recours aux traitements cliniques.
Joël Booto fustige non seulement l’insalubrité et la prolifération des eaux stagnantes, mais également d’autres facteurs aggravants, notamment l’automédication, qui contribuent à la persistance du paludisme.
De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique qu’en 2024, environ 610 000 personnes sont décédées sur environ 282 millions de cas du paludisme à travers le monde. Malgré ces chiffres alarmants, des progrès notables ont été enregistrés : 37 pays ont signalé moins de 1 000 cas et 47 autres ont été certifiés exemptés du paludisme à l’échelle mondiale.






