Des militants, cadres et sympathisants de l’UDPS et de ses partis alliés ont marché, lundi 4 mai, à Kinshasa, pour exprimer leur soutien aux sanctions prises américaines à la rencontre de l’ancien président de la République, Joseph Kabila.
A l’issue de cette manifestation, les protestataires ont déposé un mémorandum à l’ambassade des États-Unis d’Amérique afin de remercier le président américain, Donald Trump, pour cette décision.
« Notre présence s’explique par le fait que le grand parti au pouvoir, l’UDPS, par l’implication de son secrétaire général, Augustin Kabuya, a lancé un appel à l’endroit des membres du parti et des alliés. En tant qu’alliés de première heure, nous avons estimé qu’il était de notre devoir de répondre présent à cet appel », a déclaré Jean‑Pierre Lisanga Bonganga, coordonnateur du Rassemblement des compagnons d’Étienne Tshisekedi.
Satisfait du Gouvernement
Fin avril, le gouvernement congolais avait salué les sanctions imposées par les États‑Unis à la rencontre de l’ancien chef de l’État.
Dans un communiqué officiel, les autorités congolaises avaient qualifié cette décision de « pas importante » dans la lutte contre l’impunité et la déstabilisation de la RDC, en particulier dans sa partie orientale.
Selon le gouvernement, ces sanctions visent une implication présumée de Joseph Kabila dans l’agression contre la RDC, attribuée aux forces rwandaises et à leurs alliés du M23/AFC. Kinshasa estime que cette mesure contribue à affaiblir les réseaux impliqués dans le conflit, notamment en limitant leurs capacités de financement et de soutien logistique.
Réaction de Joseph Kabila
Le même jour, l’ancien président de la République, Joseph Kabila, a rejeté les sanctions américaines prises à son rencontre. Dans un communiqué rendu public jeudi 30 avril, son cabinet a qualifié cette décision d’« injustifiée » et de « politiquement motivée », dénonçant des accusations jugées non fondées.
Dans ce document, le président honoraire a exprimé son incompréhension face à des sanctions qu’il estime « étonnantes ». Il affirme qu’elles reposent sur des allégations non étayées par des preuves concrètes, notamment en ce qui concerne une implication présumée dans la déstabilisation du pays.






