La Banque centrale du Congo (BCC) a décidé de confier à l’Institut d’émission l’exclusivité de l’importation physique du dollar américain à compter d’avril 2027.
Cette annonce a été faite lors des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, tenues récemment à Washington (États‑Unis).
A cette occasion, le gouverneur de la BCC, André Wameso, s’est engagé à promouvoir progressivement les transactions en devises par voie scripturale, au détriment des paiements en espèces.
À travers ces mesures, la Banque centrale vise notamment à renforcer la traçabilité des flux financiers, à améliorer la transparence des opérations, à lutter contre la corruption, à contenir les risques de blanchiment des capitaux et à assécher les circuits informels.
Par cette politique, la RDC entend également aligner son architecture monétaire sur les meilleurs standards internationaux.
Le soutien des partenaires américains
A Washington, ces avancées ont été saluées par les partenaires internationaux. Le département du Trésor des États‑Unis a exprimé son soutien aux réformes engagées par la BCC et sa disponibilité à accompagner cette dynamique de modernisation.
Selon les échanges intervenus, cette modernisation devrait améliorer la qualité des renseignements financiers, renforcer la transparence des flux et favoriser une coopération plus efficace entre la RDC et les États‑Unis, notamment sur les questions financières sensibles.
La RDC face aux défis mondiaux
Dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la variabilité des marchés énergétiques et les incertitudes sur la croissance mondiale, la situation macroéconomique congolaise a retenu l’attention des partenaires.
Les discussions ont porté sur les performances récentes de l’économie nationale, la poursuite des réformes structurelles, la troisième revue du Programme économique du gouvernement (PEG), les besoins en assistance technique, ainsi que les perspectives de financement du développement.
Pour la Banque centrale du Congo, l’enjeu est double : maintenir la stabilité macroéconomique tout en accélérant la modernisation du système financier national.
Au-delà des rencontres protocolaires, la participation de la BCC aux assises de Washington illustre l’évolution de son rôle. D’institution de régulation monétaire, elle s’affirme désormais comme un acteur clé de la diplomatie économique, de la stabilité financière et de la transformation structurelle de la République démocratique du Congo.






