La boite de tomate se négocie, depuis quelques jours, à 1500 voire 2000 francs congolais au lieu de 500 FC comme d’habitude sur les différents marchés de Kinshasa.
Au marché Gambela par exemple, le constat est sans appel : les consommateurs peinent à se procurer ce produit pourtant indispensable et ingrédient de base de la cuisine congolaise.
L’inflation sur ce produit maraîcher frappe de plein fouet le quotidien des habitants.
« Même quand il y en a, les prix sont élevés par rapport à nos moyens. Nous sommes obligés de réduire nos achats ou de nous en passer », confie un consommateur rencontré dans un marché de la capitale.
Les raisons d’une pénurie saisonnière
Interrogés sur les causes de cette crise, les vendeurs pointent du doigt le calendrier agricole. Selon eux, la période actuelle n’est pas favorable à la production de masse.
« Ce n’est pas la saison. Nous recevons de petites quantités qui s’écoulent très vite », explique une vendeuse, soulignant l’incapacité des commerçants à satisfaire la demande actuelle.
Vendeurs et acheteurs s’accordent sur un point : l’urgence d’améliorer l’approvisionnement depuis les zones de production afin de stabiliser les cours et de soulager les ménages kinois.






