Les cultures de maïs et de haricots à Kiwanja (Nord-Kivu) sont ravagées par des chenilles légionnaires. Contactés par la Radio Okapi lundi 27 avril, les agriculteurs de cette contrée lancent l’alerte.
Pour de nombreux agriculteurs, l’espoir d’une bonne récolte s’est envolé. Ils craignent de ne plus avoir assez de semences pour relancer la prochaine saison.
À ce fléau s’ajoute une sécheresse persistante qui compromet les récoltes. Les paysans redoutent désormais une période de famine.
« Ces insectes nous font souffrir. Ils ravagent beaucoup de nos plantes, surtout le maïs et les haricots. Trouver les semences seraient difficiles et le prix du maïs va augmenter à la suite de la sécheresse et de ces insectes », témoigne un agriculteur.
Marc Banura, agronome indépendant à Kiwanja, explique que la solution passe d’abord par la prévention.
Il exhorte cependant les agriculteurs à respecter rigoureusement le calendrier culturel pour mettre toutes les chances de leur côté face aux aléas du climat.
« Leurs plantes ont rencontré la sécheresse et ces papillons se déplacent vite pendant la sécheresse que pendant la saison de pluie. Aux habitants qui ont de faibles moyens, ils peuvent faire de la lutte mécanique. Faites le ramassage des chenilles dans le champ, puis vous allumez le feu et jetez ces chenilles dedans.»
Cependant, ces mauvais rendements agricoles font peser une menace réelle sur la sécurité alimentaire de la région.




