La situation sécuritaire demeure étendue ce lundi 25 mai dans plusieurs localités des territoires de Masisi et Rutshuru, au Nord-Kivu, au lendemain de frappes aériennes attribuées à des drones militaires. Ces attaques ont notamment visé Rubaya et Rumangabo, dans un contexte de combats intenses qui se poursuivent depuis plus d’une semaine dans la région.
À ce stade, aucun bilan humain officiel n’a été communiqué par les autorités. Les frappes, dont l’origine reste indéterminée, n’ont été revendiquées par aucune des parties impliquées dans le conflit. Selon des sources locales, les bombardements ont suscité une vive inquiétude parmi les populations civiles déjà affectées par l’insécurité.
Rumangabo : un centre de formation touché
À Rumangabo, dans le territoire de Rutshuru, une frappe est survenue dimanche vers 7h30 a touché un abri construisant un centre de formation destiné aux femmes et aux veuves d’écogardes de l’ICCN, situé dans l’enceinte du parc national des Virunga.
Des dégâts matériels importants ont été signalés, mais aucune perte en vies humaines n’a été confirmée pour l’instant, selon des sources concordantes.
Rubaya : une maison d’accueil visée en pleine nuit
Quelques heures plus tôt, vers 00h15, une autre frappe avait ciblé une maison d’accueil dans la cité minière de Rubaya, dans le territoire de Masisi. L’établissement hébergerait plusieurs personnes au moment des faits.
Là encore, aucune information officielle ne permet pour l’instant de déterminer l’ampleur des pertes humaines éventuelles.
Des combats intenses sur plusieurs fronts
Ces frappes interviennent dans un contexte de violents affrontements opposant la rébellion de l’AFC-M23 à une coalition de groupes Wazalendo, soutenus par les FARDC.
Depuis plusieurs jours, les combats se concentrent dans le territoire de Masisi, notamment après la reprise de certaines localités du secteur de Katoyi par les groupes Wazalendo.
Les affrontements se dérouleront désormais sur l’axe Kinigi–Chugi en direction de Rubaya, tandis que des échanges de tirs sont également signalés entre Nyakigano et Kasake, en direction de Ngungu.
La multiplication des combats et l’usage présumé de drones dans cette zone suscitent de nouvelles inquiétudes quant à l’escalade du conflit dans le Nord-Kivu.
Dans ce contexte, les populations civiles restent particulièrement exposées, entre déplacements forcés, destructions d’infrastructures et incertitudes liées aux opérations militaires en cours.
Alors que les combats persistent, l’absence de communication officielle sur ces frappes alimente les interrogations sur leur origine et leurs implications dans un conflit déjà complexe.






