Le Cadre de concertation de la société civile de l’Ituri alerte sur les risques que font peser l’insuffisance des financements, les retards de paiement des primes et les problèmes de gestion des fonds sur la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Dans un rapport publié jeudi 9 juillet à Bunia, l’organisation appelle le gouvernement et ses partenaires à prendre des mesures urgentes pour renforcer la riposte.
Le plan conjoint de riposte du Gouvernement et de l’OMS, évalué à 510 millions USD pour juin‑novembre 2026, n’était financé qu’à 35 % à la mi-juin.
A cela s’ajoute l’absence de centres de traitement dans plusieurs zones de santé touchées, les retards de paiement de deux mois pour certains agents de santé et le faible suivi des personnes contacts (estimé à 17,4 %).
Mais aussi le manque de transparence et les irrégularités prévalentes dans les listes de paie et la faible implication des acteurs communautaires dans les décisions stratégiques.
Le rapport propose :
Mise en place d’un comité provincial de suivi, Paiement régulier des primes des agents de santé, Extension des centres de traitement aux zones non couvertes, Audit indépendant de la gestion des fonds, Renforcement du traçage des contacts.
En mission à Bunia, le ministre de la Santé publique Roger Kamba a promis de suivre ces préoccupations et de prendre les mesures nécessaires pour améliorer la riposte.




