Revue de presse de ce lundi 22 juin 2026
À la Une de la presse nationale ce lundi : la position commune de l’Église catholique face aux initiatives de révision ou de changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
La Tempête des Tropiques rapporte que l’Église catholique au Congo, vient d’exprimer haut et fort son opposition à toute tentative de modifier la Constitution en vigueur en République Démocratique du Congo. Pour éviter une rupture du pacte républicain, les évêques catholiques appellent de manière pressante à une concertation inclusive entre toutes les forces vives de la Nation. C’est ce qu’ont déclaré le Cardinal Fridolin Ambongo et une trentaine d’autres Archevêques et Evêques membres de la CENCO à l’issue de l’Assemblée extraordinaire tenue du 18 au 20 juin 2026, à Kinshasa et au cours de laquelle ils se sont penchés sur la situation sécuritaire et sociopolitique du pays, précise le journal.
Actualité.cd relaye les craintes de l’Église Catholique de voir s’effondrer le consensus historique qui régit la vie politique congolaise depuis l’accord de Sun City.
Pour Congo Nouveau, l’épiscopat congolais s’oppose fermement à toute modification des textes fondamentaux, qualifiant le projet de référendum de « prélude à la balkanisation » du pays. Le trihebdomadaire note que pour l’église catholique la priorité absolue doit demeurer la préservation de l’intégrité territoriale et de la cohésion nationale.
7sur7.cd souligne que les évêques affirment ne voir « ni l’opportunité ni la nécessité » d’engager le pays dans cette voie en cette période de crise.
Pour sa part, Le Phare estime que « la CENCO fait le procès du pouvoir et couvre le Rwanda ». D’après ce tabloïd, la déclaration de l’Église catholique tend à blâmer prioritairement les initiatives des institutions en place à Kinshasa tout en adoptant une posture qu’il qualifie de complaisante face aux agressions extérieures. En parallèle, Le Phare pose la question : « Révision ou changement de la Constitution : qui a peur du référendum ? », relayant les arguments des partisans d’une consultation populaire directe.
Relayant les propositions d’un cadre de l’UDPS, Le Quotidien s’interroge, à son tour : « L’église peut-elle se substituer à la volonté du peuple ? »
La récente sortie médiatique de la CENCO sur la question de la révision ou du changement de la Constitution a relancé un débat qui dépasse désormais le seul cadre juridique. Au-delà des dispositions constitutionnelles elles-mêmes, c’est la place qu’occupent aujourd’hui certains responsables religieux dans le débat politique national qui méritent d’être examinée, peut-on lire dans les colonnes de ce journal.
Pour Jean Aimé Mbiya Bondo Shabanza, qui relaye ce tabloïd, certaines prises de position des dirigeants religieux catholiques, « loin de rassembler, semblent aujourd’hui contribuer à polariser davantage le débat national ».
De son côté, Le Potentiel souligne que la position de l’Église catholique vient ainsi tracer une ligne rouge claire face aux velléités politiques de modification constitutionnelle.






