Dans une déclaration rendue publique vendredi 17 avril à Musienene, dans le territoire de Lubero, la société civile a indiqué que l’activisme des groupes armés, tant locaux qu’étrangers, accentue la vulnérabilité de milliers de ménages dans la province du Nord‑Kivu.
Cette structure cite notamment les rebelles des ADF et de l’AFC/M23, dont les exactions affectent gravement les activités économiques et fragilisent les circuits d’approvisionnement dans cette partie du pays.
Son coordonnateur, Pépin Paluku Kavota, a déploré ce qu’il qualifie d’agression de la RDC par l’armée rwandaise à travers l’AFC/M23, ainsi que les déplacements massifs de populations, souvent sans assistance humanitaire adéquate.
« L’installation d’administrations parallèles, les recrutements forcés des jeunes, le musellement, les assassinats et meurtres, les menaces contre les acteurs de la société civile et les défenseurs des droits humains, les enlèvements, le remplacement des autorités coutumières par des animateurs rebelles, la multiplication des taxes, l’occupation des terres et des maisons, les arrestations arbitraires dans les zones occupées par le M23/AFC, les incendies de villages ainsi que les massacres silencieux de populations civiles dans certaines entités par les ADF », a‑t‑il dénoncé.
Face à cette situation, la société civile du Nord‑Kivu demande au gouvernement congolais d’accélérer le processus de mise en place de la Réserve armée de la défense (RAD).
Elle recommande également l’application effective des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations Unies, et appelle la MONUSCO à soutenir les accords de Washington et de Doha en vue d’une désescalade durable de la crise sécuritaire.






