Le ministère de l’Économie nationale, à travers la Commission de la concurrence (COMCO), a lancé, vendredi 1er mai, le logiciel « Loba », un outil numérique destiné à informer les consommateurs de leurs droits et à faciliter la gestion des plaintes et dénonciations dans plusieurs secteurs de la vie économique en RDC.
Conçu comme un assistant virtuel (chatbot), « Loba » couvre notamment les secteurs des banques, des assurances, des télécommunications, du transport aérien, des produits pharmaceutiques et alimentaires, de la santé publique, ainsi que celui de l’électricité, selon un communiqué du ministère de l’Économie nationale.
Dans sa phase pilote, le chatbot « Loba » sera d’abord expérimenté à Kinshasa, avant son déploiement progressif dans les autres provinces du pays. Cette phase test permettra la collecte des premières plaintes, en collaboration avec les principales autorités de régulation, notamment :
- l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) ;
- l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité ;
- la Banque centrale du Congo (BCC) ;
- l’Autorité de l’aviation civile ;
- l’Autorité de régulation et de contrôle de la couverture santé universelle ;
- l’Autorité de régulation et de réglementation des produits pharmaceutiques.
Le logiciel « Loba » vise à accompagner les consommateurs dans la formulation de plaintes et dénonciations structurées, conformes aux procédures en vigueur dans les différents secteurs concernés. Il permettra également aux utilisateurs de consulter leurs droits liés aux biens et services fournis par les opérateurs économiques soumis aux réglementations en vigueur.
A travers cette initiative, le ministère de l’Économie nationale réaffirme son engagement en faveur de la transparence du marché et du renforcement de la protection des consommateurs sur l’ensemble du territoire national.
L’outil ambitionne non seulement de protéger les consommateurs, mais aussi de détecter et signaler les pratiques abusives, afin d’améliorer le suivi des dossiers et la réparation des préjudices. Les signalements collectés viendront alimenter une base de données nationale, destinée à renforcer la surveillance du marché et à identifier les secteurs nécessitant une vigilance accrue.






