À peine l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur clôturée, l’Assemblée provinciale du Sankuru tourne au ralenti. Sur les 25 députés qui comptent l’institution, au moins 18 sont actuellement absents de la province, rendant impossible la tenue de toute assemblée faute de quorum.
Selon des sources locales, ce mouvement vers la capitale a débuté dès le lendemain du contrôle. Si une partie des élus a initialement déclaré cette “désertion” dans une vidéo virale sur les réseaux sociaux, certains de ces dénonciateurs ont fini par rejoindre, eux aussi, Kinshasa.
Contacté sur cette absence généralisée, le président de l’Assemblée provinciale évoque une simple réorganisation interne. Il affirme qu’une trêve de dix jours a été instaurée après les élections, dont quatre jours ont déjà été consommés.
Cependant, les motivations réelles de ce déplacement massif restent inconnues, alimentant les spéculations sur place.
Le contrôle parlementaire sacrifié ?
Pour les organisations citoyennes du Sankuru, cette situation est inacceptable. Elles dénoncent un comportement qui fragilise le rôle de contrôle de l’institution au moment où plusieurs dossiers urgents doivent être suivis avec rigueur.
« Cette absence généralisée tombe au plus mauvais moment », ont regretté les acteurs de la société civile, pointant du doigt une rupture de service préjudiciable à la province.






