Face à la montée de l’insécurité dans la ville de Kalemie (Tanganyika), le maire David Mukeba Mbombo pointe du doigt des “militaires incontrôlés” qu’il accuse d’être à l’origine des violences récurrentes. Se confiant à Radio Okapi ce vendredi 19 avril, l’autorité urbaine a déclaré :
« Nous avons affaire à des gens à armes à feu, ce sont des militaires. D’où viennent-ils ? Ce sont des militaires qui sont partis de Goma, Bukavu, Uvira, qui se sont repliés ici à Kalemie. Ils s’étaient amenés ici avec leurs armes ».
Selon lui, ces hommes seraient d’anciens militaires ayant fui leurs positions dans le contexte des affrontements dans l’Est du pays, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
Depuis plusieurs semaines, la ville fait face à une recrudescence d’attaques armées. Des détonations d’armes à feu sont régulièrement entendues dans différents quartiers, tandis que les cambriolages se multiplient, plongeant la population dans la peur.
Attaques et cambriolages violents
Le maire de la ville rappelle que le cas le plus récent remonte à la nuit du mardi 16 juin dans les quartiers Regeza (commune du Lac) et Kapangula (commune de Lukuga). Des hommes armés, munis d’armes blanches, ont cambriolé plusieurs habitations.
Quelques jours plus tôt, dans la nuit du 13 au 14 juin, plusieurs quartiers de Kalemie ont été ciblés lors d’attaques coordonnées. Plusieurs personnes ont été blessées par balles et des biens de valeur emportés.
Toujours durant cette même nuit, une attaque contre la résidence d’un ressortissant chinois a tourné au drame. « Un policier y a été tué par les assaillants, qui ont également emporté une importante somme d’argent et divers objets de valeur », ajoute David Mukeba Mbombo.
Pour la fédération urbaine de l’UDPS/Kalemie, la situation sécuritaire est devenue alarmante. Son porte-parole, Jean Kasongo, évoque une dégradation rapide de la sécurité urbaine et appelle à une réponse urgente des autorités.
« Ces actes criminels évoluent avec une inquiétante régularité, témoignant de l’inaction et de l’incapacité manifeste de l’autorité provinciale à garantir la sécurité des personnes et de leurs biens », a-t-il précisé.






