L’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) a radicalement changé, ces dernières années, la vie des habitants de l’Ituri, a constaté jeudi 16 avril Radio Okapi.
Le téléphone portable et l’internet ont remplacé les moyens rudimentaires d’il y a quinze ans, notamment les distances et les coûts d’échange.
Selon les populations de l’Ituri, il y a une quinzaine d’années, communiquer avec un proche éloigné relève du défi.
La majorité des habitants de cette province recourait à la « phonie », un système lent où les opérateurs devaient localiser physiquement le destinataire pour fixer un rendez-vous.
Ce processus pouvait s’étendre sur plusieurs jours, voire des mois.
En cas d’urgence, l’inefficacité des services postaux et le mauvais état des routes rendaient la transmission d’informations vitales presque impossible.
Du parcours du combattant au « village planétaire »
Selon cette enquête, l’accès généralisé au téléphone portable, y compris pour les personnes vulnérables, a simplifié les interactions sociales et commerciales.
« Le téléphone a beaucoup facilité la communication. Lorsqu’on cherche votre correspondant et qu’on ne le retrouve pas, on passe par une autre personne jusqu’à ce qu’on le trouve », a témoigné Alain Mangiliyo, un habitant de Bunia.
Grâce à internet et aux courriels, la barrière géographique s’est effacée. Comme le souligne Charité Mulihya, il est désormais possible de rester connecté avec le reste du monde instantanément, sans nécessité de déplacement physique.
Des zones d’ombre persistantes
Malgré ce lien technologique, la fracture numérique reste une réalité dans certains partis de la province. Plusieurs zones restent enclavées faute de couverture réseau. C’est notamment le cas dans le sud du territoire d’Irumu, vers Boga et Tchabi, ainsi que dans certains secteurs du territoire de Djugu.
Pour ces populations, l’accès aux services de base de télécommunication demeure un défi majeur pour le désenclavement et la sécurité.




