Les affrontements armés se poursuivent dans plusieurs localités du territoire de Masisi, au Nord-Kivu, en dépit des efforts diplomatiques engagés pour réduire les tensions dans l’est de la République démocratique du Congo. Depuis lundi 13 juillet soir, de violents combats ont repris entre les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda; et les groupes Wazalendo, alliés des Forces armées de la RDC (FARDC), aggravant davantage la crise humanitaire dans cette partie de la province.
Selon des sources locales, les combats se concentrent principalement dans les groupements de Kibabi, Nyamaboko et Bafuna. Ce mercredi 15 juillet, les hostilités entrent dans leur troisième jour consécutif, suscitant l’inquiétude des populations civiles prises au piège des affrontements.
Parmi les localités les plus touchées figurent notamment Kasenyi, Mianja, Bukumbirire, Luke, Katovu, Malemo ainsi que plusieurs villages environnants. Les échanges de tirs et les mouvements des groupes armés provoquent de nouveaux déplacements de populations, tandis que de nombreuses familles abandonnent leurs habitations pour chercher refuge dans des zones jugées plus sûres.
La situation s’est particulièrement tendue mardi soir lorsqu’une position des Wazalendo située à Kinyahongo, près de Nyabiondo, a été visée par une attaque de drone attribuée à l’AFC/M23. Aucune information officielle n’était disponible dans l’immédiat concernant un éventuel bilan humain ou matériel de cette frappe.
Sur le terrain, les deux camps continuent parallèlement à consolider leurs positions militaires. Dans un communiqué publié mardi soir sur son compte X, le porte-parole de l’AFC/M23 a réaffirmé la détermination du mouvement à poursuivre ses offensives. Il a justifié cette stratégie par la nécessité d’établir un « périmètre de sécurité » destiné, selon lui, à protéger les populations civiles.
Cette recrudescence des violences intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible. Ce mercredi marque l’expiration de l’ultimatum lancé par les États-Unis demandant le retrait des forces rwandaises de l’est de la RDC afin de favoriser une désescalade des tensions régionales et de relancer les efforts de paix.
Alors que les initiatives diplomatiques se multiplient au niveau régional et international, la persistance des combats à Masisi et dans d’autres contrées du Nord-Kivu et du Sud-Kivu illustre les difficultés à imposer une accalmie durable sur le terrain. Pour les populations civiles, déjà confrontées à l’insécurité chronique et aux déplacements forcés, cette nouvelle flambée de violence accentue une situation humanitaire déjà préoccupante.






