Alors que la mi-juillet est désormais atteinte, les troupes rwandaises demeurent présentes dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), selon les autorités congolaises et le rapport du groupe d’experts de l’ONU. Cette situation perdure malgré l’échéance du 15 juillet 2026 évoquée par le secrétaire d’État américain Marco Rubio concernant le retrait des forces rwandaises, dans le cadre des efforts internationaux visant à favoriser une désescalade de la crise sécuritaire dans la région. Face à ce qu’il considère comme un non-respect des engagements attendus, le député national de la RDC, Joseph Nkoy, appelle les États-Unis à faire respecter son ultimatum.
Le député national Joseph Nkoy, élu du territoire de Katako Kombe dans la province du Sankuru et rapporteur adjoint de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, appelle les États-Unis à prendre leurs responsabilités et à veiller à l’application effective de l’accord de paix signé le 27 juin 2025 à Washington sous leur égide.
Pour cet élu, le maintien des forces rwandaises dans l’est de la RDC traduit une attitude de défiance vis-à-vis de la communauté internationale et des mécanismes diplomatiques mis en place pour restaurer la paix dans la région des Grands Lacs.
« C’est encore une fois la manifestation par le Rwanda de son comportement de mépris vis-à-vis de la communauté internationale et des États-Unis d’Amérique », a déclaré Joseph Nkoy dans une interview accordée à Grace Amzati.
Selon lui, cette présence militaire continue démontre également la détermination de Kigali à poursuivre sa politique de déstabilisation en RDC et dans l’ensemble de la sous-région.
Le parlementaire estime que les autorités américaines doivent désormais tirer toutes les conséquences de cette situation.
« Je pense que c’est le moment pour les États-Unis d’Amérique de tirer toutes les conséquences, parce que nous ne pouvons pas accepter qu’à l’heure actuelle, au XXIe siècle, qu’il y ait un dirigeant africain qui se comporte en un tyran, au mépris de toutes les instances internationales, de tous les accords bilatéraux et multilatéraux », affirme-t-il.
Par ailleurs, Joseph Nkoy a réitéré sa confiance dans les efforts déployés par le gouvernement congolais pour renforcer les capacités opérationnelles des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon lui, les autorités nationales poursuivent les actions nécessaires pour garantir la défense de l’intégrité territoriale du pays et la protection de sa souveraineté face aux défis sécuritaires persistants dans l’est de la RDC.
Sur le terrain des opérations, la situation est marquée par la poursuite des combats dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, malgré les initiatives diplomatiques engagées ces derniers mois pour parvenir à un règlement durable du conflit. Les regards restent désormais tournés vers Washington et les différents acteurs régionaux afin de vérifier la mise en œuvre des engagements contenus dans les accords de paix conclus.






