Les inspecteurs de l’enseignement de la division éducative Nord-Kivu II, englobant Beni, Butembo et Lubero, menacent de ne pas participer à l’organisation des épreuves certificatives de la session 2026. Dans un mémorandum signalé au ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, ils dénoncent le non-paiement de leurs indemnités de 2025 et des conditions de travail précaires dans une zone marquée par l’insécurité.
Le syndicat des inspecteurs de cette région tire la sonnette d’alarme à moins d’une semaine du lancement des épreuves, prévu pour le 4 mai prochain. Ils conditionnent leur participation au règlement de plusieurs contentieux financiers.
Des impayés et des premières jugées « discriminatoires »
Les revendications portent sur trois points majeurs :
Arriérés de 2025 : le non-paiement de 51 % des indemnités dues pour la session précédente. Incertitude pour 2026 : l’absence totale de dispositions financières effectives pour la session qui débute. Disparités de traitement : ce que le syndicat qualifie d’octroi discriminatoire de la « prime pour fonctions spéciales ».
Le défi sécurité et logistique
Au-delà des aspects financiers, le syndicat rappelle que l’administration de l’Examen d’État (EXETAT) et des autres épreuves (TENASSOSP, ENAFEP, JUNACYC) exige des moyens conséquents dans cette province.
« Le déploiement des intervenants dans des zones enclavées et en insécurité permanente nécessite des moyens logistiques importants pour le transport, l’hébergement et la subsistance », souligne Samuel Kakule Kombi, secrétaire du syndicat.
Sans une réaction urgente du Gouvernement, le bon déroulement et la crédibilité de ces épreuves nationales pourraient être sérieusement compromises dans la partie nord de la province du Nord-Kivu.
Le ministère de l’Éducation nationale n’a pas encore réagi correctement à ces revendications






