Le titre de champion de la RDC est acquis sur le terrain , mais le débat se poursuit en dehors des pelouses. Au lendemain des contestations persistantes du FC Les Aigles du Congo dans le dossier Chadrack Bingi Belo le TP Mazembe a choisi de réagir publiquement.
Lors d’un point de presse tenu ce mardi 23 juin 2026 à Lubumbashi, le secrétaire général des Corbeaux, Frédéric Kitengie, est monté au créneau pour défendre son club et revenir sur une affaire qui a rythmé la fin des playoffs. Entre correspondances officielles, décisions des instances et déclarations musclées, le dossier Bingi Belo est devenu le dernier épisode d’une rivalité qui dépasse désormais le cadre sportif.
23 juin : Kitengie brise le silence
Face aux médias, Frédéric Kitengie a voulu remettre les faits dans leur contexte. Le dirigeant du TP Mazembe estime que son club a été injustement attaqué alors que la situation administrative du joueur avait déjà été examinée par les organes compétents.
Le secrétaire général des Corbeaux a notamment insisté sur le respect dû à une institution qui vient de décrocher son titre national. « Même pour mentir, il faut une petite dose d’intelligence. Vidye Tshimanga ne doit pas se croire comme le centre de la planète du football congolais. S’il ne sait pas respecter le TP Mazembe, nous allons lui apprendre à respecter notre institution. Il s’est joué de DCMP, pas avec le TP Mazembe»
Une sortie qui illustre la tension entre les deux clubs depuis l’ouverture de ce dossier.
11 juin : le match qui déclenche la contestation
Tout commence autour de la rencontre du 11 juin 2026 entre le TP Mazembe et le FC Les Aigles du Congo, remportée par les Corbeaux sur le score de 2-0. Après cette défaite, le club de Kinshasa conteste la participation de Chadrack Bingi Belo, estimant que le joueur aurait été aligné dans des conditions irrégulières.
Le doute porte principalement sur sa situation administrative, notamment son enregistrement, sa licence fédérale et son parcours sportif avant son arrivée au TP Mazembe.
17 juin : la FECOFA confirme la régularité du joueur
Au cœur des échanges, la correspondance de la FECOFA datée du 17 juin 2026 occupe une place centrale.L’instance faîtière du football congolais indique que Chadrack Bingi Belo a été régulièrement enregistré par le TP Mazembe et que les démarches liées à son acquisition ont respecté les procédures en vigueur. Cette réponse devient alors un élément majeur dans la défense des Corbeaux.
La Linafoot tranche : réclamation recevable, mais non fondée
Saisie du dossier, la Linafoot rend sa décision. L’organe gestionnaire du championnat reconnaît la recevabilité de la réclamation des Aigles du Congo, mais estime qu’elle n’est pas fondée. La Linafoot confirme ainsi le résultat de la rencontre du 11 juin et lève la mesure conservatoire qui pesait sur cette partie.
Selon la décision, aucun élément ne permet d’établir une fraude dans l’enregistrement du joueur.L’absence de présentation d’une licence ne pouvait entraîner une sanction sportive qu’en présence d’une irrégularité clairement démontrée.
23 juin : les Aigles du Congo relancent le débat
Malgré la décision de la Linafoot, le FC Les Aigles du Congo poursuit ses démarches. Dans une correspondance adressée à la FECOFA le 23 juin 2026, le club de Kinshasa demande de nouvelles précisions sur la situation administrative de Bingi Belo.
Les Aigles souhaitent notamment obtenir davantage d’informations sur sa licence fédérale, son affiliation et son parcours entre l’AC Kratos et le TP Mazembe.Une démarche qui maintient la pression alors que la saison est officiellement terminée.
Un duel qui se prolonge au-delà du terrain
Pour le TP Mazembe, le dossier est clos depuis la décision des instances sportives. Pour Les Aigles du Congo, certaines zones d’ombre nécessitent encore des explications.
Au milieu de ce bras de fer administratif, Frédéric Kitengie a voulu rappeler une ligne rouge,ne pas transformer une contestation sportive en remise en cause de l’institution mazembienne.
Le championnat a livré son champion. Mais autour du dossier Bingi Belo, le dernier chapitre n’est peut-être pas encore écrit.
Germain Ngoy






