L’insécurité demeure l’un des principaux obstacles qui handicapent la riposte contre l’épidémie d’Ebola en Ituri. C’est le constat dressé par l’ONG Médecins sans frontières (MSF), qui lance l’alerte dans un communiqué consulté samedi 19 juin 2026 par Radio Okapi.
Selon l’organisation, cette situation complique l’accès à certaines zones affectées ainsi que l’identification et le suivi des personnes contacts. MSF estime en outre que la maladie progresse plus rapidement que la réponse actuelle et appelle à une mobilisation urgente à la hauteur de la crise.
Des lacunes dans la prise en charge
Selon Médecins sans frontières, d’importantes lacunes continuent de nuire aux efforts de lutte contre Ebola, notamment en matière de diagnostic, de surveillance, de recherche des contacts et d’engagement communautaire. L’organisation constate que de nombreux patients arrivent dans les centres de traitement à un stade avancé de la maladie. La plupart n’avaient jamais été identifiés ni suivis comme personnes contacts avant leur admission.
L’insécurité constitue également un défi majeur. Les zones touchées par l’épidémie sont marquées par des années de conflits armés et de déplacements répétés de populations, ce qui complique l’accès des équipes de riposte. Même dans les zones relativement stables, les efforts de dépistage, de test, d’identification et de suivi des contacts restent insuffisants face à l’ampleur de l’épidémie.
Renforcer le diagnostic
L’ONG relève aussi des cas de méfiance et de résistance au sein de certaines communautés. Ses équipes ont observé, dans plusieurs localités, une peur face à l’arrivée soudaine des intervenants de la riposte.
Pour MSF, il est urgent de renforcer le diagnostic, la surveillance et l’accès aux soins. La même source insiste également sur la nécessité d’écouter les préoccupations des communautés et de les participer pleinement à la réponse contre l’épidémie.






