Des lueurs d’espoir pointent dans la lutte contre la maladie à virus Ebola en province de l’Ituri. Plus de 250 personnes ont déjà été officiellement déclarées guéries de l’épidémie, parmi lesquelles figurent de très jeunes enfants pris en charge au Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Nyakunde ainsi qu’au centre de Bunia. Ce constat encourageant a été dressé mercredi 8 juillet par le directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, actuellement en mission d’évaluation dans ces structures sanitaires.
Lors de sa visite sur le terrain, Gilles Fagninou, directeur régional de l’UNICEF, a pu toucher du doigt les victoires cliniques remportées par les équipes médicales congolaises, notamment au sein des crèches dédiées aux plus petits. La survie de nourrissons face à ce virus hautement mortel constitue un signal fort pour l’ensemble des acteurs de la riposte.
Dans une interview avec Radio Okapi, Gilles Fagninou invite à célébrer ces victoires locales pour redonner du courage aux équipes :
« Dans la coordination de la réponse, de la riposte à l’épidémie Ebola, nous avons ensemble partagé un certain nombre de succès que le gouvernement enregistre dans la riposte. Les succès, c’est un peu ce que j’ai vu aujourd’hui ce matin à la crèche, où j’ai rencontré, j’ai vu un bébé de 3 mois qui a été guéri, et avec beaucoup de sourire. Nous avons vu aussi un enfant de 9 mois qui a guéri, et qui est en train d’évoluer, qui est en train de jouer. Et donc, ces petits succès qu’on rencontre ici et là, il faut qu’on puisse les célébrer. En même temps qu’on a les difficultés, c’est toujours encourageant de reconnaître les succès qu’on enregistre. Il y a beaucoup, il y a plus de 200, 250 cas de guérison qui sont là aujourd’hui et qui font la fierté ».
Une course contre la montre face à la progression du virus
Malgré la fierté légitime suscitée par ces centaines de vies sauvées, le haut responsable de l’agence onusienne refuse tout triomphalisme. Le tableau épidémiologique global reste préoccupant, et les besoins logistiques et financiers sur le terrain ne cessent de croître pour contenir la contagion.
L’UNICEF prévient que le rythme actuel de propagation de la maladie menace de déborder les dispositifs sanitaires en place. Des tractations de haut niveau sont urgemment menées avec les autorités congolaises pour passer à la vitesse supérieure : « Évidemment, il faut bâtir là-dessus, parce qu’on a l’impression que l’épidémie progresse un peu plus vite que la riposte qui est orchestrée. On en est conscients et les discussions sont en cours pour que l’accélération continue ».





