Une baleine a été retrouvée morte mercredi 2 juillet soir sur la plage de Muanda, dans la province du Kongo-Central. La taille de l’animal est estimée entre 10 et 12 mètres de longueur, pour un poids d’une dizaine de tonnes.
Cet événement particulièrement rare a attiré l’attention de beaucoup de curieux dans cette zone habituellement marquée par la pêche artisanale et le trafic côtier.
Très vite, les autorités, habitants et agents de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) se sont mobilisés. Des tentatives ont été engagées pour essayer de remettre l’animal dans l’océan Atlantique, son milieu naturel, mais sans succès.
La découverte de ce mammifère marin a suscité un étonnement et une vive émotion auprès des riverains de Muanda.
Selon plusieurs témoins, l’animal était encore vivant au moment de sa découverte.
Cependant le chef du Parc marin des mangroves et directeur provincial de L’icône/Kongo-Central, De Dieu By’Ayombe, pense que rien n’aurait pu être fait pour sauver l’animal.
“Quand la baleine a échoué, nous nous sommes rendu compte que c’étaient juste les derniers signes que la baleine avait manifesté. Mais, elle n’était plus en vie, elle était vraiment mourante”.
Sur place, certains habitants curieux avaient un aperçu des traces de balles sur la baleine.
À ce sujet, De Dieu By’Ayombe donne plus d’éclaircissements :
“Ceux qui étaient là ont observé qu’il y avait même des trous, et pensaient que c’étaient des traces de coups de balles. Mais, c’étaient des parasites qui pénétraient sur la peau des baleines, qui pouvaient cacher des zoonoses qui sont à la base de beaucoup de maladies”.
Quant aux précautions sanitaires, le directeur de l’ICCN a mis en garde toute personne ayant été en contact avec l’animal. Il assure que toutes les dispositions sont prises enfin que l’animal ne soit pas consommé par la population :
“C’est une espèce totalement protégée de CTS. Nous ne sommes pas autorisés de partager la viande et de consommer. Tous ceux qui ont touché, doivent passer dans les hôpitaux pour faire des tests. On ne sait pas quelles maladies ça peut contaminer jusque-là”.
Cet échouage soulève également des questions sur la présence des baleines dans les eaux de la RDC et sur les moyens disponibles pour intervenir rapidement en cas de situation d’urgence sur la côte.






