Les étals de plusieurs marchés de Mbuji-Mayi regorgent actuellement de légumes verts, notamment des amarantes, des choux pommés et des choux de Chine. Une abondance qui a satisfait de nombreux ménages en cette période de saison sèche. Toutefois, certaines consommatrices s’interrogent sur les méthodes de culture utilisées et craignent les éventuels effets des engrais chimiques sur la santé.
Intervenant ce lundi 27 juillet sur Radio Okapi, l’ingénieur Nico Ilunga, coordonnateur adjoint chargé de la formation et de la vulgarisation agricole à la division provinciale de l’agriculture, a apporté des éclaircissements sur cette situation fréquemment concernée durant la saison sèche.
Selon lui, cette période de l’année favorise naturellement le développement de plusieurs cultures maraîchères.
« Ce sont des cultures qui ne s’adaptent pas très bien à la saison des grandes pluies, parce qu’elles ne supportent pas une forte humidité », explique-t-il.
L’ingénieur souligne que ces légumes constituent une source importante de nutriments pour l’organisme humain. Il encourage ainsi la population à les consommer régulièrement dans le cadre d’une alimentation équilibrée afin de bénéficier de leurs apports nutritionnels.
Concernant les inquiétudes liées à l’utilisation des engrais, Nico Ilunga reconnaît que certains agriculteurs recourent à ces produits pour accélérer la croissance des cultures et améliorer les rendements.
Toutefois, il insiste sur la nécessité de respecter les doses recommandées afin de garantir la qualité sanitaire des produits mis sur le marché.
Face à cette réalité, le spécialiste appelle les producteurs à faire preuve de responsabilité dans l’utilisation des fertilisants agricoles.
« Les agriculteurs utilisent parfois des fertilisants pour stimuler la croissance rapide des plantes. Mais ce que je peux recommander, en tant que vulgarisateur agricole, c’est une utilisation rationnelle. Lorsqu’on applique un excès de fertilisants, cela peut provoquer une intoxication chez les consommateurs », prévient-il.
Nico Ilunga estime que la sensibilisation des agriculteurs aux bonnes pratiques agricoles demeure essentielle pour protéger la santé publique tout en maintenant une production suffisante de légumes sur les marchés de Mbuji-Mayi.
Il s’est entretenu avec Esther Ndalafina : fils
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