Les inspecteurs de l’enseignement de la région éducative de Beni-Butembo et Lubero, au Nord-Kivu, appellent le gouvernement à régulariser plusieurs arriérés de paiement accumulés depuis des années. Réunis en assemblée générale vendredi 17 juillet 2026 à Butembo, ils ont notamment insisté sur la nécessité de payer leur prime pour fonction spéciale ainsi que d’autres créances avant la prochaine rentrée scolaire.
Selon le Syndicat National des Inspecteurs du Congo (SYNIECO), les inspecteurs ont assuré l’ensemble des tâches liées aux évaluations certificatives de l’année scolaire écoulée, notamment la supervision de l’Examen d’État, de l’ENAFEP et du TENASOSP, sans percevoir les avantages qui leur sont dus.
Le secrétaire provincial du SYNIECO pour la région, Samuel Kakule Kombi, déplore une situation qui perdure malgré les services rendus par les inspecteurs à l’État.
« Depuis longtemps, les inspecteurs ne bénéficient plus de leur prime pour fonction spéciale. Ils ont pourtant accompli toutes les évaluations certificatives de l’année scolaire passée. Ils ont supervisé l’Examen d’État, l’ENAFEP et le TENASOSP. Les inspecteurs ont déjà travaillé, mais jusqu’à aujourd’hui, ils n’ont rien reçu du gouvernement », a-t-il déclaré.
Le responsable syndical estime également que l’octroi de cette prime reste inéquitable, affirmant que seule une minorité d’inspecteurs en bénéficie. Il rappelle par ailleurs les conditions difficiles dans lesquelles les agents exercent leur mission dans un contexte marqué par l’insécurité persistante au Nord-Kivu.
Outre la question de la prime spéciale, les inspecteurs primaires dénoncent également des incohérences dans le paiement des frais de fonctionnement destinés aux piscines. D’après le SYNIECO, les documents administratifs autorisent une allocation de 600 000 francs congolais, alors que les bénéficiaires ne percevraient que 175 000 francs congolais depuis 2023.
« Sur les annonces, il est prévu 600 000 francs congolais. Depuis 2023 jusqu’à aujourd’hui, les inspecteurs ne reçoivent que 175 000 francs. Où va le reste ? Qui le détourne ? », s’interroge Samuel Kakule Kombi.
Face à cette situation, les inspecteurs demandent au gouvernement de procéder au paiement rapide de l’ensemble des arrivées afin de restaurer la confiance et d’améliorer les conditions de travail de ce corps chargé du contrôle et de l’évaluation du système éducatif.
Jusqu’à ce samedi, le ministère de l’Éducation nationale n’a pas encore réagi à ces revendications.





