La crise humanitaire s’enfonce davantage dans les territoires de Masisi et Walikale, au Nord-Kivu. Les combats, signalés samedi 29 aout à Buruso et Biriko, ont provoqué de nouveaux déplacements de populations vers Walikale-Centre, Hombo et d’autres zones jugées plus sûres.
Alors que dans plusieurs villages de Masisi, les habitants fuient l’insécurité grandissante, l’armée accuse les rebelles de multiplier les attaques dans le but d’étendre leur zone d’occupation dans la région.
Dans la matinée de ce dimanche, des dizaines de familles originaires d’Ufamandu I, qui avaient trouvé refuge à Kilambo et Busurungi, dans le groupement de Waloa Loanda (Walikale), étaient de nouveau en déplacement vers Hombo, Walikale-Centre et, pour certaines, vers Bukavu, au Sud-Kivu.
Conséquence de violents combats
Selon un notable contacté sur place par Radio Okapi, ces nouveaux déplacements sont consécutifs aux violents combats qui ont opposé, toute la journée de samedi, l’AFC/M23 à une coalition de combattants Wazalendo alliés aux FARDC.
Les affrontements, d’une forte intensité, se sont concentrés autour du village de Buruso, dans le groupement d’Ufamandu I en territoire de Masisi, ainsi que dans le village voisin de Biriko, situé dans le groupement de Waloa Loanda dans le territoire de Walikale.
D’après les sources locales, la poursuite de l’avancée des rebelles vers de nouvelles localités depuis le 13 août aggrave davantage la crise humanitaire dans la région. Les groupements d’Ufamandu I et II sont aujourd’hui presque entièrement vidés de leurs populations.
Les violences affectent également le groupement de Nyamaboko I, dans le secteur d’Osso-Banyungu, où des sources militaires affirment avoir abattu samedi un drone kamikaze attribué à l’AFC/M23.



