Le ministre d’État en charge de la Justice a ordonné vendredi 17 avril l’ouverture d’enquêtes judiciaires concernant la gestion des fonds publics liés à un contrat entre le Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) et la société DIVO SARL.
Dans un communiqué publié vendredi 17 avril à Kinshasa, le ministre évoque de ”fortes présomptions d’irrégularités financières”, notamment le décaissement de plus d’un million de dollars américains, dont une partie reste à ce jour sans justification claire.
Un contrat au cœur des soupçons
Selon les informations communiquées, le contrat incriminé portait sur la réalisation d’un documentaire consacré au génocide pour des gains économiques, connu sous l’appellation GENOCOST. Toutefois, plusieurs manquements ont été constatés dans l’exécution de ce projet.
Parmi les irrégularités relevées figurent :
L’absence de livrables conformes aux engagements contractuels ; Des violations présumées des règles de gestion des finances publiques ; Des entorses aux procédures de passation des marchés.
Ces éléments ont conduit les autorités à suspecter un possible détournement de fonds publics, précise le document.
La justice appelée à faire toute la lumière
Face à la gravité des faits allégués, le Procureur général près de la Cour de cassation a été instruit d’ouvrir une enquête approfondie. Sa mission consistera notamment à identifier les personnes impliquées, établir les responsabilités et engager, le cas échéant, des poursuites judiciaires.
Des mesures conservatoires pourraient également être prises, notamment le gel et la saisie des avoirs des individus concernés, afin de prévenir toute dissipation des fonds en cause.
À travers cette initiative, le ministre de la Justice réaffirme la détermination du Gouvernement à lutter contre l’impunité et à renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques.






