Plus de 30 élèves de la ville de Kananga (Kasaï-Central) font l’école buissonnière pour se rendre à la rivière Nganza pour laver les motos.
Le coordonnateur provincial de la Ligue de la Zone Afrique pour la Défense des Droits des Enfants et Élèves (LIZADEEL), Jean-Malhys Lungala a livré ces chiffres jeudi 7 mai à Radio Okapi.
Il a rapporté que cette catégorie d’écoliers éprouve des difficultés de réviser leurs leçons faute de temps.
Cet activiste de la société civile regrette que cette situation compromette gravement l’avenir de ces enfants.
Jean-Malhys Lungala plaide auprès du gouvernement provincial du Kasaï-Central pour que des mesures soient prises afin que ces enfants retournent sur le banc de l’école.
Il appelle également les parents à plus de responsabilité
« Nous allons continuer à faire les plaidoyers auprès des autorités compétentes pour que ces enfants soient pris en charge et réintégrés à l’école. »
Activité de secours
Parmi les laveurs de motos à la rivière Nganza, plusieurs enfants sont âgés entre 11 et 17 ans.
Ils disent fuir le cours faute de moyens financiers suffisants et recherchent des petites activités génératrices pour subvenir à leurs besoins.
« J’ai abandonné l’école faute de moyens financiers. Je lave ces motos pour subvenir à mes besoins. Je lave les motos pour gagner un peu d’argent. » témoigne un enfant rencontré sur place.
Cette situation touche également d’autres enfants qui disent faire de l’argent de la survie.
« Je vais d’abord à l’école, Après les cours, je viens travailler ici. » explique un autre enfant.





