La décision de relancer, dès le mois de juillet prochain, le processus de rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains et congolais suscite un immense soulagement dans les zones frontales de la RDC.
Issue des assises tripartites tenues du 09 au 11 juin 2026 à Kinshasa entre la RDC, la République centrafricaine (RCA) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), cette résolution est accueillie comme un signal d’apaisement pour des populations locales asphyxiées par une crise humanitaire prolongée.
Pour la députée nationale Grâce Neema Paininye, élue du territoire d’Ango (Bas-Uélé) et actuelle questeure adjointe de l’Assemblée nationale, cette avancée est le fruit de longs plaidoyers. Elle rappelle notamment l’urgence de désengorger le village frontalier de Zapay, qui abrite actuellement plus de 200 000 réfugiés dans des conditions devenues intenables.
Une pression humanitaire insoutenable à la frontière
L’élue du Bas-Uélé insiste sur la disproportion flagrante entre les capacités d’accueil locales et le flux de réfugiés sur le terrain.
La députée nationale Grâce Neema Paininye exprime sa satisfaction quant à l’aboutissement de ces démarches :
« Je suis élue d’Ango, un territoire frontalier avec la RCA. Le village concerné s’appelle Zapay. C’est une entité qui n’a même pas la capacité d’accueillir 5 000 personnes. Depuis l’année passée, nous n’avons cessé de lancer des alertes. Voir la tenue de ces assises prouve à suffisance que nos démarches ont abouti. Nous remercions notre gouvernement ainsi que les pays voisins pour avoir accordé la priorité à la sécurité frontale ».
Appel au renforcement de la sécurité
Selon le parlementaire, la mise en œuvre de cet accord va redonner de l’espoir et de la sérénité aux populations du Bas-Uélé, du Sud-Ubangi et du Nord-Ubangi, confrontées depuis des années à une précarité extrême et à des risques sécuritaires permanents.
Elle appelle les autorités provinciales et les services de sécurité à capitaliser sur cette opportunité pour stabiliser définitivement la région. Elle plaide pour que l’État congolais renforce durablement la présence des forces de l’ordre le long de cette frontière poreuse, afin de garantir les droits et la protection des communautés locales après le départ des réfugiés.






